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MESSALI HADJ, LA GUERRE DE LIBÉRATION, LES ASSASSINATS, LE FLN, BOUMEDIENE...

Cette histoire qui tourmente tant...

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Cette histoire qui tourmente tant...

Les Algériens veulent-ils solder les comptes avec leur propre Histoire à la veille du 50e anniversaire de l'indépendance du pays?

Depuis quelques jours, les colonnes de la presse nationale foisonnent de déclarations, de propos et de témoignages qui, en d'autres circonstances, auraient pris des allures de scandale national, d'offense à la mémoire collective. Messali Hadj, le parti du FLN, le colonel Boumediene reçoivent de plein fouet ces décharges telles des rafales qui sortent tout droit d'une mémoire qui explose sous la pression du refoulement. Le premier à subir ces salves a été celui que des livres d'histoire avaient présenté comme étant le père du nationalisme algérien, le Zaïm Messali Hadj. «Faux!», rectifie-t-on.
«Messali est un traître. Les Messalistes sont des collaborateurs. Ils ont aidé l'armée coloniale à mâter le Front de libération nationale (FLN)», a tranché avant-hier, le secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, en marge d'une conférence célébrant le 55e anniversaire de Ali Khodja. «La guerre de Libération nationale a été conduite uniquement par le FLN et son bras armé l'ALN. Le MNA est un appoint pour la France. Nous, nous ne reconnaissons que le FLN, rien que le FLN», a-t-il appuyé. Avant lui, c'était le leader du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne. Le 3 octobre dernier, M. Rebaïne a estimé que les militants de l'ancien PPA/Mtld restés fidèles à Messali El Hadj, après le déclenchement de la Révolution, sont des traîtres. Les Messalistes sont des «traîtres qui ont travaillé avec la France et qui ne peuvent pas être nos responsables», a déclaré hier, le président de Ahd54 lors d'une conférence de presse tenue au siège de son parti à Alger. M. Rebaïne a même accusé le FLN d'avoir ouvert ses portes à ces éléments.
M. Rebaïne s'est opposé au retour des Messalistes à la vie politique du fait qu'«ils ont trahi». Le FLN, l'ex-parti unique, qui s'est recyclé depuis 1988, en a eu pour son compte également.
Saïd Abadou, encore lui, a soulevé, avant-hier, le couvercle d'un chaudron bouillonnant laissant échapper les effluves d'une bataille rangée au coeur de la famille révolutionnaire. «Le FLN aurait pu passer à un autre sigle plus proche de la réalité post-Indépendance afin de rester dans le sillage du respect de la mémoire de la Révolution» a déclaré, sans sourciller, M. Abadou.
«Malheureusement, ce n'est pas le cas pour ce dernier», a-t-il regretté ajoutant en marge de son intervention au Club du moudjahid: «Le flambeau de l'Armée de libération nationale (ALN) est passé à l'Armée nationale populaire (ANP), pour continuer dignement le combat des martyrs de la Révolution algérienne.» Saisie au vol, cette déclaration trouve un écho dans une initiative qui vient d'être lancée par le député de Bouira, Ali Brahimi, et signée par 22 députés. L'initiative est une proposition de loi visant à faire du sigle FLN un patrimoine appartenant à tous les Algériens. Cette revendication selon laquelle il fallait mettre le FLN au musée ne date pas d'aujourd'hui. Le défunt président Mohamed Boudiaf en avait fait son credo. Le colonel Houari Boumediene, qui a régné sans partage sur le pays de 1965 à 1978, n'est pas épargné par les retrouvailles de l'Histoire. Actuellement, dans les colonnes du confrère Le Soir d'Algérie, c'est la chronique de l'une des plus sombres pages de notre histoire post-indépendance qui se décline. Le coup d'Etat manqué par Tahar Zbiri contre Boumediene. Ce feuilleton met en lumière le conflit entre l'EMG (état-major général) et le Gpra (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et tout remonte en surface. Les coups tordus, les égoïsmes, les trahisons, les liquidations et tout le reste au moment où le peuple, épuisé par la guerre, manifestait dans les rues sous le slogan: «Sept ans barakat!» Les Algériens veulent-ils solder les comptes avec leur propre Histoire à la veille du 50e anniversaire de l'indépendance du pays? C'est peu dire qu'ils sont tourmentés par ces réminiscences aux enjeux brûlants. Certes, les retrouvailles avec la mémoire permettent de regarder l'histoire en face, de pouvoir l'écrire, mais elles comportent d'énormes risques. Du fait qu'elle est révélatrice de sérieux problèmes, l'histoire risque de se rejouer. Qui aurait dit qu'un livre sur le colonel Amirouche, écrit par Saïd Sadi, pouvait soulever autant de réactions violentes? D'autres l'avaient écrit bien avant nous: l'Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré. Ses effets sont identifiés et dangereux. Elle donne des ailes et enivre les peuples, elle les fait rêver, conduit au délire, met en relief de faux souvenirs, aiguise le complexe de supériorité et titille le sentiment de persécution et entretient les plaies.

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Moudjahid Messaliste - Algérie 12/10/2011 03:18:20

Comment pouvez-vous écrire un tel article M. Takheroubt . "Le premier à subir ces salves a été celui que des livres d'histoire avaient présenté comme étant le père du nationalisme algérien, le Zaïm Messali Hadj. «Faux!», rectifie-t-on."
Les livres d'Histoire ont toujours ignoré messali et les chouhadas du MNA, comme si le FLN avait et a toujours le monopole du nationalisme.

Et puis, vous donnez votre oreile à un ministre FLN qui s'accroche au pouvoir depuis 62 et vous ignorez les grands historiens qui sont intervenus au colloque international sur Messali Hadj à Tlemcen récemment, et qui confirment, que cela vous déplaise, que Messali est le fondateur de la nation algérienne avec tous ses défauts et ses erreurs.

Quand Messali et les fondateurs du PPA parlaient d'une nation algérienne, le reste du peuple et des intelectuels croyaitent qu'ils étaitent turcs, français , ou juste des musulmans français (Oulémas). Il a fallu 50 ans de militantisme politique pour convaincre un peuple et la jeunesse de novembre 54 qu'il ya une nation algérienne qui vaut la peine d'une guerre.

Monsieur Takheroubt, dites "Merci vava Messali de nous avoir donné une nationalité" et dites " Merde au FLN post-indépendance de nous avoir enlevé le fièreté de cette nationalité".
Je sais que cela vous déçoit, mais l'Histoire n'est pas parfaite contrairement à ce qu'on vous apprend à l'école.

Lisez Mohammed Harbi et Bejamin Stora au lieu d'écouter Ahd 54, et vous ferez de meilleurs articles Inchallah.
Gloire aux martyres et Moudjahidines du MNA
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boualem - holand 12/10/2011 08:36:57
l,histoire c,est du passe. le fln ! les vrais sont mort ou ils souffrent dans les montagnes des aures et dans la kabylie et jijel.baaziz belhadem n,a jamais fait la guerre mais il protege sa baguette et celle de ses enfants . ce parti veut dire la clet du coffre pour les vicieux et les feneants ,qui aiment voir les algeriens avec un ventre creux et une tete vide juste pour rester au pouvoir. enfin l,indepence de l,algerie est basee sur l,hypocrisie et les mensonges. enfin le premeir novembre ils telephone d,abord aux autorites francaises, hola amigos on va vous critiquer un peu du calme. enfin le fln qui m,a expulse de chez moi et de mon pays natal.10 millions d,algeriens humilier dans le monde comme les gitans a cause de ce parti. helas si mon pere savait ce quiu allait ce passe, il aurait peut-etre cache son arme et cesser de faire la guerre a l,armee francaise.enfin il est mort pour une cause juste la liberte de l,algerie et de son peuple .helas ce n,est pas le cas.
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katia - algerie 12/10/2011 15:00:57
il faut se mefier de ces vautours de flnistes , leur credibilité n'est plus que jamais aujourdhui mise en cause par tous ces scandales et révelations qui font surface et ce qui ternit le plus l'image du fln c'est son vil et ignoble representant qu'est ce belkhadem ,cet opportuniste bête et completement hors evenement
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katia - algerie 12/10/2011 15:01:31
il faut se mefier de ces vautours de flnistes , leur credibilité n'est plus que jamais aujourdhui mise en cause par tous ces scandales et révelations qui font surface et ce qui ternit le plus l'image du fln c'est son vil et ignoble representant qu'est ce belkhadem ,cet opportuniste bête et completement hors evenement
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djouaher - Algérie 12/10/2011 18:38:29
Bonjour,

Non Monsieur TAKHEROUBT, ce qui s'écrit dans le quotidien du soir d'Algérie, ce n'est pas la plus sombre histoire de notre pays postindépendance qui se décline, le chef d'œuvre qui a été écrit par Saïd Sadi à soulever des réactions violentes? Pourquoi? parce que ça dérange certaines personnes qui sont au pouvoir que leur peuple sache ce qui s'est passé réellement durant la guerre de libération, ( ne dit - on pas qu'un jour ou l'autre l'histoire s'écrira d'elle ), donc le moment est venu pour que la vraie histoire de notre pays doit s'écrire en toute franchise, transparence et sincérité, pour que nos valeureux martyrs puissent un jour reposer en paix dans le pays qu'ils ont défendu corps et âme.

Toutefois je demande aux intellectuels Algériens d'écrire notre histoire dans le respect, sans haine, sans tricherie, sans insulte, ni arrogance.

Concernant le coup d'Etat manqué par Tahar Zbiri contre Boumediene, quel citoyen Algérien qui n'était pas au courant qui ne le savait pas, y'a rien a caché, simplement à l'époque notre pays était dirigé avec une main de fer c'est pour ça que les gens n'ont pas pu s'exprimer par peur, les assassinats de Krim, Khider, Chabou et autres, on doit en parler ça fait partie de l'histoire de notre ALGERIE.

Amicalement et sans rancune.
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kader - algeriea75 13/10/2011 00:59:01
abadou est le plus grand ane qu'a connu l'histoire contemporaine.Quant à rebaine du ahd de sa mére il doit aller noir un psychiatre genre saadi.Vive lesMESSALISTES ET GLOIRE AUX VRAIS MARTYRS et non aux faux moudjahidines genre abadou et autres qui iront en enfer
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bedjar - algérie 02/11/2011 10:51:35
Messali a été une figure (sinon la figure) du atriotisme algérien. Son mouvement MNA après le PPA a été dénigré, sali et accusé injustement de traitre à la solde des colonisateurs de l'époque. l'histoire commence à parler et à montrer les mensonges et comment on a travestit les réalités des événements durant la lutte pour l'indépendance de ce pays. Nous y avions tous cru car enfants et crédules, nous applaudissions des deux mains ce qu'on nous racontait. On dit que l'histoire a toujours le dernier mot, eh bien nous attendons qu'elle nous raconte ce qui s'est réellement passé et nous enseigner sur nous mêmes. Gloire au grand Messali national!
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