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OTHMANE RÉDA OUDINA INHUMÉ HIER À BOUZARÉAH

Adieu le journaliste!

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Adieu le journaliste!

Des confrères notamment ceux d'El-Moudjahid, ses amis et de nombreuses personnes anonymes étaient tous là, hier, pour accompagner le journaliste Othmane Réda Oudina, Oro, pour les intimes, à sa dernière demeure.

Ils étaient nombreux à lui rendre un ultime hommage. Des confrères notamment ceux d'El Moudjahid, ses amis et de nombreuses personnes anonymes étaient tous là, hier, pour accompagner le journaliste Othmane Réda Oudina, Oro, pour les intimes, à sa dernière demeure. Décédé avant-hier des suites d'une crise cardiaque, notre confrère Othmane Réda Oudina, a été inhumé hier, au cimetière de Sidi Naâmane à Bouzaréah sur les hauteurs d'Alger. Un moment dur pour sa famille et pour la presse, sa deuxième famille. Sa famille, ses amis, ses collègues à l'image de l'ancien directeur d'El Moudjahid, Naït Mazi, Ahmed Fattani, Madjid Ayad et Noureddine Merdaci, étaient affectés par la disparition un peu prématurée de «Oro» à l'âge de 65 ans.
C'est dans un silence de cathédrale digne des funérailles sobres qu'il a été mis sous terre au point culminant d'Alger. Othmane Oudina, dont la famille est originaire de Skikda, est un vrai Kasbadji. Il naquit en effet, dans les années quarante dans la mythique Casbah. Il entra très tôt dans le monde de la presse. Il fit d'ailleurs l'essentiel de sa carrière au sein du non moins mythique quotidien de la rue de la Liberté, El Moudjahid. Contrairement à nombre de ses contemporains qui ont choisi l'écriture journalistique, Othmane, plutôt versé dans le technique, a donné libre cours à ses penchants pour les innovations dans la mise en page et la présentation du journal. Secrétaire de rédaction talentueux, eh oui, il faut du talent pour ce métier de secrétariat qui semble anodin, Othmane Oudina a été parmi les pionniers de la presse nationale, balbutiante, des années soixante. Il dépassait à peine la vingtaine d'années et s'est lancé à corps perdu dans une aventure - le journalisme et ses techniques - où tout était à apprendre, n'hésitant pas à sortir des sentiers battus. Toujours aussi fougueux et gardant tout son dynamisme, Othmane Oudina se lança à son tour dans ce qui, à l'époque de la libération du secteur médiatique, a été qualifié «d'aventure intellectuelle». C'est ainsi qu'il fonde en 1991 l'hebdomadaire Ici Alger.
Un hebdomadaire richement illustré, qui comportait en outre, une première pour l'époque, un roman-photo. Mais comme toujours, Othmane, en avance sur son époque, avait également des idées qui le distinguaient du commun de ses confrères. Et voilà, qu'il nous quitte sans crier gare. En cette tristes et pénible circonstance, tous ses amis et le collectif de L'Expression présentent à sa famille et à ses proches leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie.

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