Alger Min 19 °CMax 29 °C
30
Oran Min 17 °CMax 27 °C
34
Constantine Min 14 °CMax 28 °C
32
Adrar Min 24 °CMax 43 °C
33
Illizi Min 22 °CMax 39 °C
34
Accueil |Nationale |

PARTIS POLITIQUES

A chacun sa stratégie

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Les leaders politiques semblent plus concentrés sur leur avenir personnel et celui de leur formation que sur les attentes des Algériens.

C'est l'impression qui se dégage de ce rendez vous électoral auquel on a attribué un peu trop vite un caractère pratiquement «historique» qui n'est point justifié pour le moment. Si les instructions du président de la République (urnes transparentes, neutralité de l'administration, observateurs internationaux...) offrent des garanties avérées pour un déroulement de scrutin crédible, les partis politiques quant à eux ne donnent pas l'impression de s'affoler ou de faire preuve d'imagination pour faire de cette compétition un événement exceptionnel qui puisse propulser l'Algérie sur le chemin de la démocratie et de la garantie des droits de ses citoyens. Les leaders politiques semblent plus confinés sur leur avenir personnel et celui de leur parti que sur les attentes des Algériens et confirment du coup ce type de réputation qui leur colle à la peau. Le schisme désormais consommé, qui a ébranlé le Front de libération nationale, première force politique du pays, en est un exemple édifiant quand bien même son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, qui n'a pas caché ses ambitions présidentielles, le considère comme insignifiant voire inoffensif.
Le réveil risque d'être brutal pour lui. Comme la claque pourrait être retentissante pour Bouguerra Soltani dont la toute récente stratégie qui a consisté à quitter le navire de l'Alliance présidentielle tout en restant assis sur deux chaises (ses ministres restent au gouvernement dirigé par Ahmed Ouyahia dont le parti, le RND, était son partenaire au sein de l'Alliance présidentielle) a de fortes chances de se traduire en naufrage. Les thèmes de campagne sur lesquels repose l'avenir de l'Algérie ne manquent pas. Le déficit budgétaire, la dépendance de l'économie par rapport aux exportations en hydrocarbures, la corruption, la bureaucratie, la pénurie de médicaments, la flambée des produits de consommation, la régulation des marchés des fruits et légumes, le chômage, le logement, le phénomène des harraga... la liste est longue. Mais les partis semblent sourds à ce qui demeure les préoccupations de leurs compatriotes et les priorités de l'avenir du pays. Pour exemple, les parlementaires qui se sont déchirés sur la représentation des femmes au sein des Assemblées (nationale, communale ou de wilaya) ont donné un aperçu du conservatisme dont font preuve des hommes politiques les plus en vue et qui n'augure en rien d'une hypothétique avancée dans des réformes qui doivent en principe remodeler le paysage politique algérien. La satisfaction des revendications salariales essentiellement, a été obtenue au prix de mouvements de grèves et contestations dont l'ampleur et le degré n'ont pratiquement jamais été atteints.
Un des derniers en date fut celui des métallurgistes de la zone industrielle de Rouiba. Il illustre le malaise de l'industrie algérienne au même titre que le complexe sidérurgique d'El Hadjar. Y a-t-on vu Soltani, Belkhadem... et bien d'autres? Que proposent comme plan de sauvetage ou de relance, à ce sujet, le FFS, le RCD, le FNA ou le Parti des travailleurs et tous ces partis qui sont sur le point d'obtenir leurs agréments. La classe politique en général semble obnubilée par les problèmes de société (prostitution, drogue, sida, harga...). Des sujets marginalisés qui, pourtant, gangrènent les forces vives du pays. Quel député a eu le courage de proposer un texte de loi audacieux en faveur des enfants abandonnés ou adoptés pour qu'ils puissent jouir d'une identité à part entière (figurer sur le livret de famille de leurs parents adoptifs) et bénéficier des mêmes droits que les autres enfants? Voilà des réalités occultées, des attentes sur lesquelles doivent s'exprimer ceux qui prétendent prendre en main la gestion des affaires du pays s'ils veulent réduire la fracture sociale. Sinon, gare au parti de l'abstention qui n'aura aucune peine à largement l'emporter.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable