BOUIRA
Quand le football fait de la politique
La présence d'élus à l'occasion d'un match du MB Bouira n'a pas laissé indifférents les supporteurs.
L'approche des élections du mois de mai prochain semble donner des ailes aux politiques locaux. En effet, et depuis quelques jours, les élus, comme les éventuels candidats au prochain suffrage, multiplient les sorties. Comme par enchantement, beaucoup de représentants du peuple se montrent dans les lieux publics et essaient d'amadouer les électeurs en intervenant pour eux ou tout simplement en leur promettant de les aider auprés de l'administration. Devant les locaux de la Drag, un élu n'hésite pas à intercéder auprès de la commission des retraits des permis pour «aider» les convoqués.
La présence délus à l'occasion du match qui a opposé le MB Bouira à l'équipe de Baghlia dans le cadre de la 15e journée du championnat de la Régionale 1 n'a pas laissé indifférents les supporteurs. Depuis le début de la saison, pas un seul responsable n'a daigné venir encourager les équipes de Bouira.
Les réseaux dormants d'un ex-parti dissous se sont évertués à multiplier leurs activités autour des mosquées pour, comme dans les années 1990 tenter de rallier à leur cause les milliers de fidèles qui se rendent dans les lieux de prière. Une autre association a recouru, elle, à l'organisation d'un tournoi inter-quartiers pour se faire connaître et tenter d'acquérir une base. Du côté des formations politiques connues, l'heure est aux préparatifs.
Le FLN, qui se débat dans ses conflits internes, garde le silence et personne n'ose se positionner et prendre part à une des deux ailes en conflit.
Le RND, qui avait reçu son secrétaire national la semaine dernière, fait un travail de proximité et active ses réseaux pour barrer la route à ses antagonistes.
Le mot d'ordre et comme l'aurait suggéré Ouyahia lors de sa visite, reste la lutte contre l'abstention qui favorisera, à ne pas douter, la mouvance intégriste et les partis extrémistes.
Le MSP, dont le divorce d'avec l'Alliance présidentielle est définitivement consommé, se fait rare sur la scène locale. Même le bureau de cette opération reste fermé, ce qui laisse supposer que le travail se fait ailleurs.
Les responsables de cette formation tenteraient, selon certaines indiscrétions, d'approcher la base des mouvances proches par l'idéologie et plus précisément les repentis. Même si la position officielle des partis est encore à l'étude, les élus du FFS et du RCD, deux formations largement implantées dans la Région Est de la wilaya, ne sont pas restés en marge de l'activité qui s'est considérablement intensifiée ces derniers jours. La scène locale étant caractérisée par une fronde générale, les représentants des partis politiques essaient de se mêler en servant d'intermédiaires entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le redéploiement des éléments de la sûreté qui sont désormais en faction en plusieurs points des villes de la wilaya, reste un fait qui est différemment apprécié. Nombreux sont ceux qui voient dans cette situation la crainte d'un embrasement devant la grogne généralisée. Pour une partie de la population, cette présence sur le terrain des forces de sécurité est à mettre à l'actif d'une volonté de sécuriser la scène en prévision des échéances électorales surtout que la délinquance et l'insécurité ont connu une nette régression depuis le début de l'année. Entre ces avis partagés, une frange préfère vaquer à ses occupations quotidiennes, à courir derrière «le pain» qui, de l'avis de tous, est de plus en plus difficile à gagner.

- La rue contredit les islamistes
- ILS SONT MOINS PAYÉS QUE LES LIBYENS ET LES LIBANAIS
Les Algériens lésés - AMAR GHOUL
Les villes côtières seront reliées à l'autoroute Est-Ouest - LA FRONDE NE CESSE PAS À SON ENCONTRE
Qui veut voler la victoire à Belkhadem? - LES AMÉRICAINS RENOUVELLENT LEURS MESSAGES
L'Algérie, leader incontournable au Sahel







Réagir à cet article