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PLUS DURE SERA LA CHUTE

L'Algérie est un pays situé en Afrique du Nord, qui importe tout, y compris des carottes râpées de Tunisie et la mayonnaise d'Espagne.

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Avec ses milliards de dollars, le gouvernement a excité l'instinct insatiable des Algériens sans leur offrir de perspectives économiques autres que les importations.
Les derniers chiffres rendus publics par le Cnis font réellement peur: en 2011, l'Algérie a importé pour 46,45 milliards de dollars! La facture est tout simplement faramineuse. Quel que soit le matelas...financier, la chute fera très mal. Elle fera très mal pour la simple raison que les décideurs ont brillamment réussi l'échec de l'amarrer à la rente pétrolière. L'Algérie ne produit rien. Elle importe tout,y compris des carottes râpées de Tunisie et la mayonnaise d'Espagne. Si le Maroc et la Tunisie peuvent subir le choc de la crise européenne parce qu'ils exportent des produits agricoles, l'Algérie vivra ce choc autrement et de manière plus grave. Le danger qui guette l'Algérie est multiple: les réserves de change en obligations souveraines détenues en Europe, un éventuel choc pétrolier et enfin l'affaissement des rentes de nos émigrés installés en Europe.
Pour les obligations que les estimations- non confirmées- situent à 40 milliards de dollars, les experts en économie craignent le pire avec la crise européenne. «Le premier danger qui guette le pays est la perte d'une partie de ses réserves de change», avertit M.Serai, expert en économie. Expliquant cette éventualité, il ajoute qu' «en demandant aux créanciers de la Grèce de renoncer à 50% de leurs créances (perte sèche sur la moitié des obligations publiques), les Etats européens ont signifié aux marchés qu'ils ne garantiront plus l'infaillibilité d'un des membres de l'Union européenne». Dans cette logique de crise, faillite et récession, l'Algérie risque de perdre sinon la totalité, une bonne partie de ses placements qu'elle détient en obligations souveraines, en cas de faillite des pays comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal.
Le deuxième danger, aussi évident que la mort, tient à la chute des prix du pétrole. Depuis dix ans, les experts algériens dont le Pr Chems Eddine Chitour, s'étripent à dire et à rappeler qu'il «faut cesser l'extraction effrénée des hydrocarbures, qu'il s'agit d'une richesse qui appartient également aux générations futures».
Non seulement rien n'y fit mais l'Algérie continue d'extraire des quantités énormes de gaz et d'hydrocarbures qu'elle interpose en bons de caisse dans les banques américaines. Au cours d'une discussion de café, un citoyen a posé cette question tellement simple qu'elle désarme: et si demain les Américains refusaient de payer les bons de caisse? De nombreux experts ont soulevé ce problème. L'investissement en bons du Trésor américain n'est pas sans risque. Il n'est pas exclu que les Etats-Unis de se déclarent en faillite. Cette question a été soulevée pour la première fois par l'expert boursier algérien Noureddine Leghliel.
En effet, comme d'autres spécialistes dont M.Serai, il estime que l'investissement en bons du Trésor américain n'est pas sans risques. Il y a un risque, même minime, que les Américains se déclarent en faillite. De ce fait, les Etats-Unis remettront en cause l'intérêt de ces bons de Trésor et négocieront un effacement de leur dette auprès de leurs créanciers dont l'Algérie. Enfin, le dernier scénario est celui des devises transférées vers l'Algérie par nos émigrés même si cet argent ne passe pas par le circuit officiel.
Du fait de la crise en Europe, cette manne risque de baisser sensiblement. Au passage, ce seront des millions de personnes qui vont en pâtir et toute une économie qui en subira les contrecoups. La liste des risques est grande, les dangers aussi. Parce que les décideurs algériens ne sont pas parvenus à une économie de substitution, la chute sera très douloureuse... pour le peuple bien sûr.

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Boubaker GHOUAIDIA - Tunisie 23/01/2012 10:00:09
L'Algérie dispose de potentialités énormes capable de réduire sa dépendance envers les hydrocarbures mais les conditions d'investissement et le climat des affaires sont loin d'encourager l'initiative privé qu'il soit national ou étranger. on cite notamment, l'agriculture, pêche et l'agro-alimentaire (huile d'olive, dattes, produit de la mer, produit d’élevage, etc.). L'amélioration du climat des affaires et l'ouverture sur les deux voisins pourraient stimuler l'investissement privé et la création de projet mixtes. Un partenariat gagnant-gagnant pourrait avoir lieu entre l'Algérie et la Tunisie à l'image de l'expérience tuniso-libyenne (libre circulation des personnes et des capitaux, liberté de change, liberté d'établissement, contrôle unifié aux points de passage frontalier...)
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