TRAVAILLEURS DE L'ONALAIT À DRAÂ BEN KHEDDA
39 grévistes devant le juge aujourd'hui
ce conflit qui dure depuis plusieurs mois a eu de sérieuses répercussions sur la distribution de lait.
C'est aujourd'hui 26 janvier que 39 travailleurs grévistes à l'Onalait de Draâ Ben Khedda comparaissent pour la seconde fois devant le juge près le tribunal de Tizi Ouzou, leur affaire ayant été déjà reportée après la première audience du 12 du même mois. Aujourd'hui, le procès reprend donc avec les charges qui sont retenues contre les travailleurs à savoir l'incitation à la grève et empêchement des travailleurs non grévistes à rejoindre leurs postes.
Lors de la première comparution, la défense avait décrié le caractère abusif de ces charges car selon l'un des avocats, la grève est un droit reconnu par toutes les lois du pays. Rejetant catégoriquement ces accusations, le collectif des avocats considère que c'est du harcèlement. Pour eux, c'est là un procès politique ne relevant guère des affaires de la justice. Rappelons également que le jour du procès du 12 janvier, les travailleurs de l'Onalait ont tenu un grand sit-in devant le tribunal, exprimant là leur soutien à leur camarades qu'ils considèrent être victimes de chantage qui vise à les faire plier et renoncer à leur mouvement. Le rassemblement des travailleurs grévistes, affirmaient les travailleurs, était une preuve que leur détermination demeure intacte jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Sur un autre chapitre, il a été remarqué l'adhésion de plusieurs partis politiques au mouvement de soutien et de sympathie envers les travailleurs comme le FFS et le FLN. Le PT, lui, compte parmi les premiers partis à exprimer son soutien à leurs revendications. Louiza Hanoun a, doit-on le rappeler, organisé un meeting à Draâ Ben Khedda pour s'exprimer sur plusieurs questions nationales mais surtout elle était venue dans la ville apporter le soutien indéfectible de son parti aux travailleurs.
Le conflit qui oppose les travailleurs de la laiterie de Draâ Ben Khedda au repreneur privé de l'entreprise a été derrière ce mouvement de grève enclenché depuis le 9 octobre de l'année passée. Parmi les revendications que les grévistes refusent de mettre sur la table des négociations se trouve la question lancinante de la renationalisation de l'usine. En effet, ces derniers, malgré la décision des pouvoirs publics de recourir aux forces antiémeute pour faire rejoindre leurs postes aux grévistes, revendiquent le départ de l'acquéreur privé de l'Onalait. Ce dernier serait, selon les grévistes, accusé de malversations diverses.

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