FLAMBÉE DES PRIX DES FRUITS ET LÉGUMES
La saignée des faibles revenus
La flambée des prix touche tous les produitsIl y a quelques mois, les prix des fruits et légumes ainsi que les viandes, le poulet notamment, étaient abordables.
Quels que soient les revenus des ménages, il est devenu plus que banal, voire habituel que les dépenses des petites fêtes soient synonymes de saignée pour les faibles bourses. Après les fêtes de fin d'année, c'est au tour du Mouloud Ennabaoui, cette fête religieuse célébrée comme il se doit par les fidèles, en dépit de la précarité du pouvoir d'achat. A son approche, la flambée des prix dans le secteur des produits de large consommation est déjà là et sans crier gare. Les ménages n'ont de salut que de céder aux achats pour cette fête incontournable. Il y a quelques mois, les prix des fruits et légumes ainsi que les viandes, le poulet notamment, qui étaient abordables, ont grimpé sensiblement dans les marchés de la ville de Annaba. Les légumes de base tels la pomme de terre, l'oignon, la courgette sont cédés à des prix exorbitants, respectivement 65, 45 et 80 DA le kilo. C'est pour dire qu'un panier modeste de la ménagère oscille entre 1000 et 1500 DA. Pour fêter comme il se doit le Mouloud, les ménages doivent faire des acrobaties financières, aux fins de donner au dîner, ce cachet solennel cher aux coeurs des musulmans. En somme les fruits, doivent impérativement faire partie de l'ornement de la table.
Donc, il y a le choix entre les bananes, les pommes, le raisin et les cerises ainsi que les fruits exotiques, mais le choix du prix n'est pas aisé: de 100 DA pour la banane, jusqu'à 180 et 200 DA le kilo de pommes, quelles soient rouges ou jaunes, car les pommes vertes sont cédées à raison de 350 DA le kilo, alors que le raisin et les cerises affichent 1200 DA le premier et 1500 DA le second.
Une situation qui ne donne guère le choix au consommateur qui, après avoir bavé devant les étals des marchés, se rabat sur le fruit «noble» l'orange, qui demeure le fruit de la société d'en bas. Le commentaire sur les viandes est similaire, notamment pour la volaille, qui frôle les 350 DA le kilo. La viande rouge, selon certains consommateurs, est réservée aux restaurants. Ce produit semble être mis aux oubliettes de l'art culinaire de certains ménages. Au même titre que les produits halieutiques. Si la sardine est vendue à 300 DA le kilo, le merlan lui est cédé à hauteur de 1200 DA et la crevette autour des 2000 DA. Voila de quoi est fait le quotidien des consommateurs algériens. Aujourd'hui, ils savent ce qu'ils vont mettre dans leurs popotes, mais de quoi sera fait demain, sachant que la fête de Mouloud est à nos portes!

- La rue contredit les islamistes
- ILS SONT MOINS PAYÉS QUE LES LIBYENS ET LES LIBANAIS
Les Algériens lésés - AMAR GHOUL
Les villes côtières seront reliées à l'autoroute Est-Ouest - LA FRONDE NE CESSE PAS À SON ENCONTRE
Qui veut voler la victoire à Belkhadem? - MARCHÉ DU MÉDICAMENT
Ould Abbès révèle au grand jour la corruption
- CONFLIT BELKHADEM - REDRESSEURS
Qui aura le dernier mot? 2 - EN: PRÉPARATION
Chaouchi, Tedjar et Chellali ménagés 1 - IL PRÉCONISE LA ROTATION POUR SORTIR DU BLOCAGE
Ouyahia veut une présidence tournante de l'UA 1 - L'ambassade de Turquie précise 1
- DU RIFIFI DANS LES IMPORTATIONS DE MÉDICAMENTS
Surfacturation des prix à l'import 1







Réagir à cet article