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INSTITUT NATIONAL DE PRÉVENTION DES RISQUES

Les employés s'en remettent à Tayeb Louh

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L'Institut national de la prévention des risques professionnels (Inprp) ne va pas bien, c'est du moins ce qu'affirme la section syndicale de cet organisme d'état dans une lettre ouverte déposée hier à notre rédaction. Dans cette lettre où sont relevées «de nombreuses insuffisances», le syndicat a voulu attirer l'attention du ministre du Travail, Tayeb Louh. La missive relève ainsi «l'arrêt des laboratoires de métrologie et de toxicologie qui ne fonctionnent pa. Pourtant, ils sont d'une très grande utilité.» De la même façon, il est regretté «le départ de dizaines d'employés compétents vers d'autres cieux et cela pour différentes raisons». Parmi ces raisons, les rédacteurs de la lettre citent entre autres le climat de travail qui n'est pas très attractif. Il y a également les rémunérations des travailleurs qui sont très faibles, tout en relevant que «le salaire de base d'un ingénieur ne dépasse pas les 20.000 dinars et n'atteint point 25.000 dinars même avec les primes». «Les demandes d'augmentation de ces émoluments sont restées sans suite», ajoute-t-on dans la lettre. Enfin, la section syndicale de l'institut demande humblement au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, «d'intervenir et agir dans le bons sens...pour assainir la situation qui règne au sein de l'Inprp qui active sous la tutelle de votre département ministériel». Rappelons que l'ensemble du personnel de l'Institut avait déjà émis une revendication similaire en juin 2011 «dénonçant» les conditions de travail malgre les moyens dont bénéficie leur institution et la mauvaise gestion de cet organisme. Parmi les nombreux cas soulevés par le personnel figurent notamment «le non- remboursement des frais médicaux, la non-déclaration de certains travailleurs à la Cnas, le blocage de l'augmentation salariale...». Ce qui est largement suffisant pour empêcher un bon fonctionnement de l'Institut national de prévention des risques.

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