MARCHE DES TRAVAILLEURS À TIZI OUZOU
«Non aux salaires de misère»
Comme prévu, les adhérents et sympathisants de l'Ugta, issus de différents secteurs, se sont retrouvés hier matin devant le siège de l'Union de wilaya Ugta, en face de la daïra, tôt le matin. La marche s'est alors ébranlée vers le siège de la wilaya aux environs de 10 heures.
Un seul mot d'ordre a été scandé par les manifestants: «On veut nos droits». Quant aux banderoles brandies, on pouvait y lire entre autres: «Non aux salaires de misère» et «Non à la hogra». Un employé avec un statut de contractuel au niveau de la Direction des oeuvres universitaires de Tizi Ouzou, ayant participé à la marche, nous a déclaré: «Nous travaillons comme des nègres et en fin de compte, nous sommes sous-payés par les pouvoirs publics qui n'ont jamais pensé à notre régularisation.» Par ailleurs, plusieurs secteurs ont été partiellement paralysés par la grève de l'Ugta. Il s'agit de ceux de la santé publique, l'éducation nationale, les collectivités locales, la formation professionnelle, les oeuvres universitaires, la culture et celui de la jeunesse et des sports. Toutes les sections syndicales, dépendant de ces secteurs sont rattachées à l'interprofessionnel de la Fonction publique de l'Ugta. Celle-ci s'est réunie le 16 janvier sous l'égide de l'Union de wilaya Ugta ainsi que des unions locales à l'effet d'examiner la situation socioprofessionnelle des travailleurs, à savoir les corps communs relevant des secteurs sus-cités.
«L'interprofessionnelle relève avec regret l'ostracisme dont sont victimes les travailleurs des corps communs, et ce à travers les récentes revalorisations et classifications à la césarienne qu'a connues la Fonction publique. Par voie de fait, il ressort un relèvement insignifiant des salaires, un régime indemnitaire inconséquent ainsi que la promulgation d'un statut ségrégationniste pendu à la hâte. Cette distorsion à l'égard du parent pauvre de la Fonction publique incite l'état-major de l'Ugta de Tizi Ouzou à faire de cette préoccupation, l'excellence de ses priorités», souligne l'Ugta dans une déclaration. Et d'ajouter: «L'interprofessionnel de la Fonction publique a décidé d'endosser et de mettre les dossards au départ de la compétition qu'attendent tous les travailleurs des corps communs pour la réconciliation et un réajustement à hauteur du préjudice porté pour que cette population vulnérable puisse recouvrer sa dignité et son émancipation sociale.»
Outre l'abolition de l'article 87/bis de la loi 2011, l'Ugta de Tizi Ouzou demande l'intégration des corps communs dans leurs secteurs respectifs, la confirmation des contractuels et des vacataires, l'augmentation substantielle des salaires des corps communs et enfin l'alignement du régime indemnitaire des corps communs aux corps spécifiques.

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