Alger Min 13 °CMax 18 °C
30
Oran Min 13 °CMax 22 °C
28
Constantine Min 8 °CMax 18 °C
28
Adrar Min 19 °CMax 37 °C
19
Illizi Min 22 °CMax 41 °C
21
Accueil |Nationale |

MERS EL HADJADJ (ORAN)

Des universitaires ferment l'usine d'ammoniac

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

«Des recrutements en masse ont été opérés alors que les recrutés n'ont jamais résidé dans notre commune», a déploré un universitaire.

«On n'est méprisé que par les nôtres!» Cette maxime trouve bien un terrain d'application dans la commune de Mers El Hadjadj située à environs 45 km à l'est d'Oran où a eu lieu un mouvement de protestation dont les acteurs principaux ne sont autres que des universitaires natifs et habitants des douars environnants et du chef-lieu de ladite commune. En effet, une centaine de jeunes, ayant tous achevé leurs études universitaires, ont dès les premières heures d'hier, procédé à la fermeture de l'unité Awa Golf, spécialisée dans la fabrication de l'urée et de l'ammoniac, sise dans la commune de Mers El Hadjadj.
Dans leur action, les protestataires, en revendiquant leur droit à l'emploi, ont exigé l'ouverture d'une enquête sur les recrutements opérés par l'unité tout en se passant des services des enfants de la commune de Mers El Hadjadj.
«Nous avons tout le temps été exclus des recrutements alors que des personnes venues des divers horizons sont embauchées par un simple coup de téléphone ou suite à une petite intervention», a déploré un protestataire ajoutant que «la loi est pourtant explicite en donnant la priorité à l'emploi aux populations locales». Ce n'est pas tout puisque les manifestants se disant ayant trop patienté ne sont pas près de lâcher de sitôt leurs revendications dont la principale est la nécessité d'ouvrir, dans l'immédiat, une enquête axée essentiellement sur des «prétendus» cadres et employés qui ont été recrutés alors qu'ils n'ont jamais résidé dans la commune de Mers El Hadjadj. «Plusieurs employés de cette unité, se faisant passer pour des habitants de notre commune, sur la base d'un simple papier administratif ou une attestation de résidence falsifiée», a déploré d'un autre universitaire natif et habitant de Mers El Hadjadj, ex-port aux Poules. Une telle action n'est pas la première dans son genre. Dans un passé très récent, ce sont plusieurs dizaines de jeunes chômeurs qui ont pris d'assaut le siège de la même entreprise. Dans le sillage de leur furie, les protestataires demandaient à être recrutés en tant qu'agents de sécurité et de gardiennage, chauffeurs et autres postes d'emploi techniques et administratifs. A cette date, la protestation a dégénéré en émeutes. Les jeunes manifestants venus des localités environnantes, Hassasna, Chouacha et El Macta, ont barricadé tout accès menant vers l'unité en question. L'emploi et le droit au travail posent un sérieux problème dans une wilaya classée parmi les grands pôles économiques et industriels exigeant une forte main-d'oeuvre. Les jeunes ne voient plus du même oeil le dispositif du pré-emploi instauré par les services de l'action sociale. D'autant que ce mode de recrutement est généralisé un peu partout dans les secteurs névralgiques comme la santé et l'administration. «Imaginez que des ingénieurs, des médecins et des psychologues cliniciens d'Oran ne sont pas encore titularisés après qu'il aient été recrutés dans le cadre du pré-emploi depuis plus de 2 ans alors que d'autres viennent d'ailleurs et prennent, sans s'inquiéter, nos places!» s'est offusqué un jeune protestataire ayant pris part au mouvement d'hier. A l'heure où nous mettons sous presse, les protestataires se sont maintenus, pacifiquement, dans leurs positions tout en exigeant des garanties réelles et effectives quant à l'aboutissement de leur plate-forme de revendications.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha
  • Envoyer par email à un ami Envoyer par email à un ami
  • Version imprimable Version imprimable