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CONTRÔLE DES ÉLECTIONS

Une délégation européenne est à Alger

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Au terme de cette visite, un mémorandum fixant les conditions de contrôle sera signé entre les deux parties.

Le contrôle du processus électoral commence déjà. Une délégation du service européen d'action externe est arrivée hier à Alger. Composée de fonctionnaires et d'experts, cette délégation vient dans le cadre de l'évaluation des conditions de déploiement d'une mission d'observateurs des prochaines élections législatives en Algérie. A trois mois de l'échéance électorale, les représentants de l'UE viennent s'enquérir du processus électoral. Dans une déclaration faite à l'agence APS, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M.Amar Bellani, a indiqué que cette délégation aura, durant son séjour, une série d'entretiens avec des représentants de différentes institutions publiques, ainsi qu'avec ceux des partis politiques et de la société civile. Cette visite est la première du genre pour inspecter les mécanismes de contrôle des élections.
L'Union européenne, qui contrôle des élections, exigera des conditions de l'Algérie. C'est dans ce sens qu'un mémorandum sera signé entre les deux parties au terme de cette visite.
La délégation européenne va négocier, durant son séjour, les conditions d'envoi d'observateurs européens. Selon le chef de la délégation de l'UE en Algérie, cette mission de précurseurs élaborera un rapport préalable à la signature d'un mémorandum d'entente consignant les conditions dans lesquelles évolueront les missions d'observation. L'Union européenne risque d'imposer des conditions très contraignantes pour ce type d'opérations de surveillance.
Le gouvernement algérien pourrait avoir du mal à accepter certaines de ces conditions, redoutent certains responsables. En vue d'assurer des élections transparentes, le gouvernement a convié les observateurs à superviser l'opération, une revendication réclamée par les partis de l'opposition.
En plus de l'UE, des observateurs de plusieurs organisations se rendront en Algérie pour contrôler le déroulement du processus. Il s'agit entre autres de l'ONU, de la Ligue arabe, de l'UA et de l'OCI. Malgré la présence des observateurs étrangers, les partis politiques estiment que c'est insuffisant pour garantir la transparence de ce scrutin. Inquiets, les partis crient d'ores et déjà à la fraude.
Le Parti des travailleurs estime que la présence d'observateurs étrangers est «loin de pouvoir garantir la transparence des élections». «Ce ne sont pas les observateurs étrangers qui garantiront la transparence des scrutins mais plutôt le gouvernement qui, non seulement veillera à ces élections, devra également préserver la nation», a affirmé Louisa Hanoune.
Le président du FNA, Moussa Touati, partage cet avis. «Hormis les lois, en réalité, il n'y a personne qui puisse garantir la transparence», a-t-il affirmé. Filali Ghouini, député du mouvement El Islah, affirme quant à lui, que «les observateurs étrangers ne constituent nullement une garantie de transparence des élections».

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