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RENAULT, LAFARGE ET TOTAL

Les principaux dossiers qui seront discutés

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«Des difficultés d'ordre administratif sont apparues.»

La réalisation d'une unité de montage de Renault en Algérie n'est pas pour demain. Ceux qui entretiennent encore des illusions doivent les abandonner. C'est l'envoyé spécial du président français Nicolas Sarkozy à Alger qui le confirme. Dans un entretien accordé au journal en ligne TSA, Jean-Pierre Raffarin a estimé que «sur un dossier de cette ampleur, il est normal que les discussions, qui portent sur un très grand nombre d'aspects (le développement d'un tissu fournisseur, le choix du site, le pacte d'actionnaires, le financement du projet...), aient besoin de temps pour aboutir». Refusant de parler de blocage, M.Raffarin tente de rassurer en ajoutant que les discussions avancent sur un rythme tout à fait satisfaisant. «Des rencontres sont à nouveau prévues au cours des prochaines semaines et je suis confiant sur l'issue», a-t-il encore indiqué. D'ailleurs, l'hôte d'Alger n'a pas manqué de souligner que les dossiers de Renault, Lafarge et Total seront les principaux sujets qu'il abordera avec ses homologues algériens. «Nous évoquerons également des dossiers plus ponctuels sur lesquels des difficultés d'ordre administratif sont apparues au cours des derniers mois. Nous évoquerons enfin des thématiques plus générales, comme l'approche par filières, le développement de l'esprit d'entreprise, notamment chez les jeunes et la formation professionnelle», a-t-il précisé. Jean-Pierre Raffarin tire, en outre, un bilan positif de sa mission plus de deux ans après sa nomination pour relancer les relations économiques entre l'Algérie et la France, soulignant que 9 dossiers sur 12 ont été définitivement réglés. Celui du métro d'Alger est pour lui, symbolique de ce que «nous pouvons faire ensemble dans cet esprit de coopération et d'entente concrète pour lever les obstacles afin de répondre aux besoins quotidiens de la population».
Dans le même entretien, M.Raffarin a rappelé que suite au Forum de partenariat algéro-français organisé en mai dernier à Alger, qui avait réuni 146 entreprises françaises, principalement des PME et 520 algériennes, une quinzaine d'accords de partenariat sont soit conclus, soit en négociation avancée. «25 rencontres d'entreprises seront organisées par Ubifrance courant 2012, dans une approche plus ciblée par secteurs. Elles visent à mobiliser 250 nouvelles PME/PMI françaises tout au long de l'année pour explorer de nouveaux partenariats avec des entreprises algériennes», a-t-il indiqué. Concernant les difficultés que rencontrent les entreprises françaises pour l'investissement en Algérie, l'hôte d'Alger a répondu que les autorités algériennes sont souveraines pour décider des conditions dans lesquelles elles souhaitent accueillir les investisseurs étrangers. «Il appartient à ceux-ci de s'y adapter. Toutes décisions que prendraient les autorités algériennes pour assouplir le régime existant seraient certainement bien accueillies. Je pense en particulier aux PME qui peuvent apporter beaucoup à nos deux pays en termes de coopération, de diversification d'activités, de création d'emplois», a-t-il noté. A propos des réformes politiques engagées par l'Algérie, l'envoyé spécial de Sarkozy a tenu à encourager les autorités algériennes à répondre aux aspirations démocratiques du peuple algérien dans le contexte régional actuel où ces aspirations sont encouragées par les changements dans plusieurs pays comme elles ont entrepris de le faire. «Les Algériens savent que la France est à leurs côtés», estime-t-il.

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