EXPULSION DES RETRAITÉS DE L'EDUCATION DE LEUR LOGEMENT
Une décision plus que regrettable
Le rassemblement de novembre dernier devant l'Ugta n'aurait donc servi à rien.
Nombreux sont les retraités de l'Education nationale, qui occupent un logement de fonction, à être sommés de quitter leur demeure, ceci sous forme d'expulsion «pure et simple» même en cette période d'hiver.
Ils sont des milliers à vivre pareille situation à travers le pays. Plusieurs cas ont été dénoncés aux instances responsables par voie postale, de presse ou même sous forme de marche comme celle des retraités «en colère» du secteur, organisée face à la Centrale Ugta fin novembre dernier.
Ces cas se répètent à travers tout le territoire national, au grand dam des «combattants du savoir» qui s'insurgent et ne comprennent pas pourquoi les autorités compétentes ne respectent pas les lois édictées dans le Journal officiel.
Ainsi, la politique des «deux poids, deux mesures» est âprement dénoncée. En effet, selon l'un d'eux, en l'occurrence, Salah Abderrahmane Bey, directeur des études (ex-censeur) en retraite, qui a déjà présenté son cas à notre journal en novembre 2011, «de nombreux collègues occupant des logements de fonction à l'intérieur des établissements (scolaires) n'ont pas été inquiétés alors qu'ils ont bénéficié de logements de l'Education nationale.»
M.Salah Bey rappelle, dans une lettre adressée le 02 février 2012 au Président de la République et dont notre journal détient une copie, le décret présidentiel «n° 07-05 du 13 mai 2007, article 507 bis, qui garantit le maintien des personnes âgées retraitées de 60 ans dans leur logement, ce, jusqu'en 2017. Ils continueront même d'en bénéficier jusqu'à leur décès.»
Cette personne âgée de 67 ans passés, ancien cadre de l'Education nationale qui se trouve en danger réel d'expulsion, cite également la «loi 78-12, article 186 (paru dans le Journal officiel n° 32, d'août 1978) stipulant qu'en cas de maladie, d'incapacité ou de mise en retraite d'un travailleur, le droit au maintien dans les lieux ou à un logement décent, est garanti par la loi».
Il est utile de préciser que selon ses dires, cet enseignant, dont l'épouse retraitée également occupait le poste de professeur de mathématiques, vit dans ce logement avec ses quatre enfants tous étudiants, «le logement en question est situé à l'extérieur du lycée des frères Hamia (Kouba) n'est pas indispensable au fonctionnement de cet établissement du fait de la suppression de l'internat et de la réduction très nette des effectifs y étudiant».
Le moins qu'on puisse dire est que c'est là un triste sort que celui réservé aux retraités de l'Education nationale qui ont formé des générations de cadres et qui sont aujourd'hui menacés d'être jetés à la rue comme des intrus occupant une baraque de logement précaire.
Leur crime: avoir occupé des logements de fonction.

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