PARTI EL MOUSTAKBEL
La participation aux législatives, pas encore tranchée
A la fin des travaux du congrès constitutif, le Parti El Moustakbel souligne son engagement à militer et être présent au côté des couches les plus larges de la société, de lutter contre la violence et l'extrémisme, dénoncer et refuser les pressions étrangères sur l'Algérie». Le parti El Moustakbel a tenu son congrès constitutif le week-end dernier à Alger, sous le slogan «Dialogue, stabilité et développement». Le discours inaugural a été prononcé à la salle Atlas de Bab El Oued, par le coordinateur de cette nouvelle formation, Abdelaziz Belaïd, devant un auditoire constitué essentiellement d'invités et d'adhérents du parti.
Aux premiers rangs, on relévera la présance des acteurs politiques connus sur la scène nationale. On citera pèle-mêle, Rachid Boukerzaza, l'ancien ministre de la Communication, Ben Braham, ex-député du RND qui occupe actuellement le poste de premier responsable des Scouts algériens, Kassa Aïssa porte-parole du FLN, et Abdelkrim Abada ex-ministre des Moudjahidine, qui fait partie du groupe d'opposants à Belkhadem. «En outre, 1000 délégués sont venus de 45 wilayas ainsi que de France, d'Italie, d'Espagne et du Canada représenter la communauté nationale à l'étranger», selon les chiffres fournis à la presse.
Dans son exposé, le coordinateur du parti El Moustakbel qui a été autorisé comme les 16 autres formations par le département de Daho Ould Kabila à tenir leur congrès, Abdelaziz Belaïd s'est référé à son programme qui se veut «ambitieux» pour le plus large segment du peuple algérien, notamment les jeunes et la gent féminine. Lors de son discours d'ouverture l'orateur a dit avoir puisé son programme de «sa propre expérience politique riche en événements». La philosophie du parti est fondée sur «l'édification de l'Etat de droit, l'approfondissement de l'exercice démocratique, la justice sociale, la revalorisation des compétences nationales, en privilégiant les jeunes et les femmes et la lutte contre la corruption». A ce propos, il dira que son «parti a été créé par un groupe de jeunes cadres qui n'ont pas trouvé une tribune ailleurs pour porter et exprimer l'option choisie par les fondateurs du parti El Moustakbel». Belaïd, ancien député du parti Abdelaziz FLN durant deux législatures et ancien président du Syndicat des étudiants (Unea), estime que son parti vise «la réussite des réformes politiques engagées en Algérie à travers son programme politique cohérent». Pour l'orateur, la réussite de ce processus «passe par l'instauration d'un dialogue». Se revendiquant «parti nationaliste centriste», le porte-parole du parti insiste devant l'assistance sur le fait que la philosophie de sa formation, les principes et les fondamentaux d'El Moustakbel sont puisés de «la Déclaration du 1er Novembre 1954».

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