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ANNABA

Les cours gelés dans les lycées

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Des parents ont retiré temporairement leurs enfants des établissement scolaires.

Ne décolérant pas, les élèves des établissements scolaires, le troisième palier notamment, appuyés par leurs professeurs, ont, dans la journée d'avant-hier, lundi et hier, mardi, observés un sit in, gelant ainsi les cours des classes de 1re, 2e et 3e, dans plusieurs établissements du secondaire de la commune de Annaba, celui d'El Moukawama entre autres. A l'origine de ce mouvement, le froid glacial dans les classes où, en dépit de l'existence d'appareils de chauffage, tant les élèves, le corps enseignant que le personnel administratif, exercent dans les pires conditions climatiques, où la mise en service du chauffage est limitée dans le temps, c'est-à-dire à dix minutes. Selon certains professeurs du lycée El Moukawama, situé dans la zone Ouest de la ville, ou plus tôt sur le bas relief montagneux de la commune de Séraidi: «La direction de l'établissement refuse de mettre en service, le temps qu'il faut, le chauffage.
Une situation, le moins que l'on puisse dire, inhumaine. Surtout que le thermomètre affiche des températures à vous faire crever de froid glacial...» Les mêmes propos ont été rapportés par les lycéens et le personnel administratif, sachant pertinemment que les moyens existent. Pourquoi, se demandent-ils, la direction refuse leur utilisation? La situation est similaire dans d'autres établissements scolaires de cette commune, qui, pour la première fois depuis 10 ans, n'a pas enregistré de désagréments en pareille situation climatique.
Les moult tentatives de joindre les responsables de certains établissements d'éducation sont restées vaines. Pour cause, la classique formule «le directeur (ce) absent». En outre, les parents d'élèves se disent outrés par le comportement des responsables du secteur de l'éducation à Annaba. «J'accompagne mon fils chaque jour au lycée, rien que pour lui faciliter l'année, surtout qu'il en classe d'examen..., il faut qu'il soit au chaud pour pouvoir assimiler les cours...» a crié un père révolté par ces conditions d'étude. «Ma fille reste les mains gantées en classe, comment voulez-vous que cet élève travaille ou encore écrive par un froid sibérien...», a rétorqué une maman, qui a décidé de ne plus envoyer sa fille au lycée... «Pourquoi l'administration n'allume-t-elle pas les chauffages? Si c'est un problème d'argent qu'on nous demande de payer, pourvu que nos enfants étudient dans les meilleures conditions...» Avant d'ajouter: «Nous avons l'habitude de payer les devoirs et les compositions et tant d'autres choses, l'administration n'éprouve aucune gêne pour demander l'argent... si c'est le cas, pourquoi l'Etat ne demande pas le paiement des études, dans ce cas de figure, nous aurons le choix des établissements...», devait ajouter l'interlocutrice, qui n'a pas omis de rappeler le niveau des élèves, déjà en nette régression, pour ne pas dire faible. Un fait, notons-le, les réformes engagées par le gouvernement focalisent dans un seul et unique objectif: la promotion du niveau des études, afin de reprendre la place sur le podium international des années 70/80, où le Bac algérien faisait des envieux qui venaient décrocher ce visa, pour étudier dans nos universités, devenues depuis quelques années de véritables campus pour des sans-niveau...

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