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Lutte contre les violences faites aux femmes

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Les médias sollicités

Le «droit à la dignité», tel était est le thème d'un atelier de sensibilisation des professionnels des médias à la lutte conte les violences faites aux femmes.
Cet atelier, tenu sous l'intitulé «Travail du journaliste et principes d'une charte éthique», est la deuxième rencontre du genre qui s'est tenue hier matin à Alger. Elle a été organisée par le réseau «Wassila», Association contre la violence faite aux femmes (Avife), au siège de l'association FEC «Femmes en communication», sis à la Maison de la presse Tahar-Djaout (Alger) et qui était partie prenante dans l'organisation de cette journée.
Cette assemblée fait suite à une première réunion qui s'était tenue en octobre 2011 a-t-on précisé auprès du réseau «Wassila» qui lutte depuis 12 ans contre ce fléau social qui avilit la femme. Les débats, animés par les sociologues Fatma Oussedik et Dalila Iamarene Djerbal, les linguistes Fatma Alioua et Louisa Aît Hamou, ont été engagés avec nombre de journalistes présents. Ils se sont articulés autour de la sensibilisation des Algériens face à la violence que subissent les femmes, tant citadines que rurales.
Les animatrices ont, tour à tour, exposé leurs réflexions devant un sujet qui ne doit plus être «tabou». Elles ont estimé que l'impact des médias sur la société peut jouer un rôle prépondérant dans la sensibilisation de la société à cette «atteinte grave aux personnes» pour que sa composante féminine «reconnaisse son droit à la sécurité et à la dignité» et partant, «condamne clairement ces violences et discriminations» perpétrées à l'encontre des femmes. Il y a lieu de relever l'intervention d'un ancien journaliste et néanmoins enseignant à l'Ecole de journalisme, qui a attiré l'attention sur la «méconnaissance» des droits de la femme car, a-t-il soutenu «le vide juridique n'existe pas.» Il dira que c'est plutôt la non-application des lois existantes qu'il faut combattre en débusquant les «obstacles à l'exercice de ces droits». L'on a appris, lors de ces débats, qu'il n'existait point de «centres d'hébergement pour les femmes battues qui, parfois, sont obligées d'errer la nuit dans les rues après une scène conjugale», quand la femme renvoyée n'a pas de maison paternelle où se réfugier.
La sensibilisation doit également toucher les familles qui doivent transcender les tabous ancestraux. Au regard des lois, il a été signalé qu'il existe aussi des violences politiques et institutionnelles, qui ne garantissent rien, contrairement à la Constitution.
L'atelier d'hier matin a été aussi une occasion de plaider auprès des jeunes journalistes présents venus pour s'imprégner de la «vision du Réseau», dont doit être rapportée, selon lui, l'information concernant les violences contre la femme.
Le programme de la journée s'est déroulé en exercices pratiques de conception d'articles, d'analyse de textes et d'images alors que la projection du film «Safia, une histoire de femmes» devait clôturer la journée. Les principes éthiques devant «guider» les médias dans le traitement de l'information relative à la violence contre les femmes ont été exposés et animés par des experts en linguistique et sociologie, avec la participation active des l'association «Femmes en communication».

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