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BENJAMIN STORA ET ABDELMADJID MERDACI SONT UNANIMES

«L'écriture d'une histoire commune est difficile»

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Hier encore, les ultras de l'extrême droite et des anciens combattants sont revenus sur les lieux du colloque.

«Les possibilités d'écriture d'une histoire commune sont extrêmement difficiles», a estimé l'historien Benjamin Stora qui intervenait hier au débat sur la question «peut-on construire une histoire commune?» tenu dans le cadre du colloque sur le cinquantenaire de l'Indépendance. Une thèse partagée par l'universitaire et historien, Abdelmadjid Merdaci. Ce dernier se base dans son analyse sur les inégalités qui existent entre les deux rives. Il cite comme exemple l'absence des échanges des oeuvres entre les historiens algériens et français.
Cet universitaire reconnaît qu'il y a une communauté d'historiens algériens et français qui se connaissent bien et passent leur temps à se rencontrer sans sortir des regards croisés. Pour preuve, dit-il, il n'y a pas de contributions communes en langue française et arabe. Les ouvrages édités par les Algériens ne sont même pas disponibles en France contrairement à l'Algérie.
Le conférencier constate par là qu'il y a une rupture de génération entre les historiens. De son côté, M.Benjamin Stora justifie le manque de recherches sur le passé du fait que cette question a été considérée par les chercheurs français comme archaïque et dépassée. «Les universitaires étaient beaucoup plus intéressés par les questions de développement économique», a-t-il reconnu.
L'intérêt sur la question de l'Histoire a commencé à partir des années 1990. «A partir de 1990 il y a eu volonté de s'emparer de la question de la colonisation pour lancer des accusations», a-t-il avoué. Selon lui, les nouvelles interrogations visent à porter la question sur le terrain de la religion. M.Stora estime qu'il y a un grand défi à relever qui est celui de réécrire l'histoire loin des questions de la religion.
Par ailleurs, hier encore les ultras de l'extrême droite et des anciens combattants sont revenus sur les lieux du colloque. Les nostalgiques de l'Algérie française, ne dépassant pas une trentaine, ont bloqué l'entrée au Théâtre de la Criée où se déroule le colloque sur «La Guerre d'Algérie cinquante ans après». «Attendez que Le Pen arrive et vous verrez», scandait la foule en qualifiant la délégation algérienne de tous les noms. Nous ne lâcherons pas».

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