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DES PROJETS À LA TRAÎNE OU TOTALEMENT ABANDONNÉS

Le grand gâchis

Par
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Maquette de la future ville de BoughezoulMaquette de la future ville de Boughezoul

Les projets «mort-nés» des villes nouvelles de Boughzoul, Imedghassen et Hassi Messaoud, illustrent à eux seuls l'anarchie dans l'exécution des grands chantiers.

L'Algérie offre un décor macabre et triste. Elle est surtout un véritable chantier à ciel ouvert, laissé à l'abandon. Toutes les wilayas reflètent malheureusement cette triste réalité. Et cela dure depuis des années. Et quoique des rapports d'évaluation établis dans la majorité des régions du pays laissent apparaître que des centaines de projets sont en souffrance, voire à l'abandon, les premiers responsables du pays ne semblent guère s'inquiéter.
Qu'en est-il, outre des centaines de petits projets complètement oubliés, des projets de réalisation du «Palais des Congrès» à Oran, la construction de villes ultramodernes, en l'occurrence celles de Boughezoul dans la wilaya de Médéa, Imedghassen à Batna, celle de Hassi Messaoud à Ouargla ou encore les villes de Sidi Adbdellah et Alger Médina? Les exemples ne manquent donc pas et renseignent amplement sur l'absence de l'Etat. Car, avec peu de moyens, des pays ont construit des villes de dimension universelle.
Des pays moins riches que l'Algérie ont réalisé des miracles en un laps de temps très court. A quoi ont donc servi les quelque 400 milliards de dollars consacrés aux deux plans quinquennaux? Comment peut-on expliquer cette situation d'abandon qui balafre l'image vitrine des différentes wilayas? C'est vrai, les pouvoirs publics ont lancé, tambour battant, des projets de construction de villes nouvelles aux standings internationaux, des infrastructures routières et de construction de logements et d'établissements éducatifs et de santé pour contenir les besoins des citoyens et hisser soi-disant, les villes algériennes au niveau espéré.
Mais, hélas, ce qui est à plaindre c'est l'arrêt de centaines de ces chantiers de construction à travers le pays, sans qu'il y ait des voix qui s'élèvent pour demander des explications à cette situation de «blocage national». L'Algérie ne manque pas d'argent, dit-on. «Nous n'avons pas de problème d'argent, tant que le pétrole se vend bien et disponible», reconnaît-on. La ressource financière ne fait pas défaut Dieu merci. Mais le savoir-faire et le savoir-être si. Pour de nombreux spécialistes du bâtiment, à titre illustratif, le résultat escompté des chantiers lancés aurait été plus conséquent si le cocktail explosif que forment la bureaucratie, la spéculation et la corruption n'avait pas servi de frein. Cette affirmation fait l'unanimité auprès des chefs d'entreprises nationales, y compris des chefs d'entreprises chinoises, principaux partenaires de l'Algérie, notamment dans le secteur du bâtiment. Tandis que du côté officiel, les institutions en charge de ces projets à l'arrêt ne sont pas inquiétées outre mesure. Personne pour leur demander des comptes. De tels constats soulèvent en effet moult interrogations et remettent en cause même le discours officiel et le caractère d'un Etat de droit. Ainsi, l'on s'interroge sur la crédibilité même des institutions. «Visiblement, non!» répondent de nombreux observateurs. Néanmoins, cela est à l'origine d'une certaine opacité qui entoure les rôles, les compétences et l'autonomie de chacune d'entre elles, s'accordent à relever des observateurs avisés. L'Assemblée populaire nationale (APN), par exemple, est pluraliste, mais, en fait, elle est dépouillée de ses prérogatives. Celle-ci n'a également jamais jugé nécessaire de mener une quelconque enquête pour faire la lumière sur des situations qui, pourtant, interpellent les consciences et taraudent les esprits. C'est pourquoi, en privé, certains «élus du peuple» ne croient pas à l'interprétation triomphaliste des chiffres, appréhension des représailles oblige, qu'ils ne contredisent d'ailleurs jamais ouvertement, là où il faut et quand il le faut. Alors que du côté des entreprises, la sonnette d'alarme a été tirée à plusieurs reprises. Ces dernières affirment que pour entamer la réalisation d'un projet quelconque, l'entreprise en charge doit effectuer un véritable parcours du combattant, à côté duquel la course d'obstacles est une véritable promenade de santé, tant chaque étape à franchir évoque le purgatoire. Cela en plus, témoignent-elles, de l'insuffisance de bureaux d'études performants et d'effectifs (architectes, ingénieurs, techniciens) compétents, l'absence d'une main-d'oeuvre qualifiée, d'entreprises de réalisation réellement structurées et dotées de moyens humains, matériels et financiers conséquents, ainsi que la pénurie chronique des matériaux de construction. S'ajout la contrainte du foncier et du financement, aggravée par la bureaucratie pratiquée à différents niveaux des institutions de l'Etat. C'est dire, à l'évidence, que beaucoup reste à faire.

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Ben - Algérie 28/08/2012 01:44:39
Tout d'abord ce n'est pas la maquette du projet de la ville nouvelle de Boughzoul (d'ailleurs maintenant ça s'appelle Boughezoul Le Lac), deuxièment les marchés viennent d'être attribués (à Daewoo E&C notament) a.

Me publier serez une preuve de professionnalisme.
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kaci 28/08/2012 05:35:01
La mosquee d'un milliards$, symbole de la paraisse paradisiaque?!
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dr Sali - suede 28/08/2012 07:09:38
Ya hasra bladna tant quil y aura des ben amis et des ilitres dans des poste cle en algerie rien avancera dans notre belle algerie domage pourtant tout les atouts son la.
laisser les minoriters prendre des responsabiliters Kabile Mzabi et vous verer que tout marchera dans notre algerie ,
ps je ne suis ni kabile ni mzabi ,
en algerie que je visite chaque 2 ans cest le status 0 rien navance , vous aller me dire autoroute est ouest oui deja user et bien sur les trancons concue par les algeriens ,
et beaucoups dautres choses cest lanarchie totale dans notre pays des chaines interminable pour retirer un acte de naisance et un desordre enorme dans toute les administrations cest domage un beau pays comme lalgerie et cest trop tard car cest ben amis ce sont fait des racines tres forte,
et comme toute personne inteligente le sais cest tres difficile de se debarrasser de la mauvaise graine. pauvre BLADI QUE JAIME.
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Nenuphar 28/08/2012 10:53:29
Les politiques ont bien appris la leçon qui consiste à faire des promesses. Des projets, en veux-tu en voilà, en fait les décideurs sont très forts pour faire croire aux mirages en faisant construire des maquettes. Faut dire que le premier d'entre eux à vécu où on a toujours ce secret espoir de voir un mirage sauf que, dans ce pays, tout a été construit grâce aux esclaves du Bangladesh et aux superviseurs américains. En Algérie, on a des fainéants en guise de main d'oeuvre, laissant les chinois "importer" leurs délinquants qui a défaut d'être mis en prison, sont envoyés sur les chantiers des sociétés chinoises, plus particulièrement en Algérie. En guise de superviseurs, "souveraineté nationale" oblige (quelle véritable foutaise !), après avoir chassé les têtes algériennes du pays, on refuse de confier ou si peu, la conduite de chantiers par des étrangers. Le dilemme est profond et les projets restent en l'état jusqu'à ce que ces "décideurs" trouvent le chemin de leur tombe. Et pendant ce temps, les algériens rêvent d'ailleurs, mieux que chez eux, forcément !
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