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DIPLOMATES ALGÉRIENS ENLEVÉS PAR LE MUJAO À GAO

Sept mois sans nouvelles

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le mujao a également menacé de tuer les trois autres otages algériens qu'il detient toujours si Alger ne répondait pas favorablement à ses demandes.

Aucune nouvelle n'a filtré concernant les trois otages algériens toujours en détention entre les mains du Mujao. Sept mois après leur enlèvement après la libération de trois otages et l'exécution d'un autre, les autorités algériennes semblent faire l'impasse sur le sort des otages. S'agissant de l'absence totale d'informations au sujet des otages se trouvant encore en captivité, certaines voix autorisées soutiennent que l'Algérie mène un travail intense pour libérer ses otages, toutefois le dossier relève des soucis sécuritaires que l'opinion publique n'est pas censée connaître.
Tandis que des experts des questions sécuritaires expliquent le silence des autorités algériennes par le fait qu'elles veulent que le travail portant sur la libération des otages se déroule dans de bonnes conditions et surtout sans les exposer au danger. En effet, même si un travail parallèle serait en train de se faire comme c'est la règle en pareille circonstance, cela n'empêche pas les autorités de communiquer quelques bribes d'information rien que pour marquer la solidarité envers les familles de ces otages. Sept diplomates du consulat algérien au Mali ont été enlevés le 5 avril dernier par le Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes alliés d'Al Qaîda. Le vice-consul Tahar Touati a été exécuté par ses ravisseurs au début de septembre dernier. Une exécution que les autorités algériennes n'ont pas encore confirmée ou infirmée.
Le 24 août, un message du Mujao avait menacé l'Algérie de représailles si elle ne libérait pas trois djihadistes arrêtés le 15 août, dont un dirigeant d'Aqmi, Necib Tayeb, dit Abderrahmane Abou Ishak Essoufi. Fermes et intransigeantes, les autorités algériennes refusent de se soumettre au chantage du Mujao et négocier avec les terroristes. Ainsi, le 2 septembre dernier le Mujao libérera 3 otages algériens qu'il détenait et en exécuta un autre.
«Nous avons exécuté nos menaces. L'otage a été tué», a déclaré le 2 septembre dernier Walid Abu Sarhaoui, «président du conseil du Mujao». «L'Algérie avait le temps pour faire avancer les négociations, mais elle n'a pas voulu. Nous avons exécuté l'otage samedi», a-t-il encore souligné. Il a également menacé de tuer les trois autres otages algériens qu'il retient toujours si Alger ne répond pas favorablement à ses demandes.

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