296 sites sont dégagés pour les meetings

Désormais, les partis politiques engagés dans la course électorale disposent de quelque 296 sites pour la tenue de leurs meetings et rencontres. C'est ce qu'annonçait, hier, la direction de la réglementation générale (Drag) de la wilaya de Tizi Ouzou. Ces lieux dispatchés à travers toutes les communes abriteront, donc, les meetings de campagne des candidats aux municipales du 29 novembre prochain. Toutefois, malgré ces dispositions jointes à la disponibilité des panneaux d'affichage mis à leur disposition, les partis peinent à démarrer leur campagne. C'est, en effet, un début de campagne assez timide. Sur un autre plan, les 32 listes partisanes et les sept autres indépendantes semblent retarder l'annonce des axes principaux qui meubleront leurs discours de campagne respectifs. Seules quelques bribes fuient par-ci par-là des états-majors qui restent encore discrets. Cette situation fait de cette campagne la plus moue de l'histoire des élections locales. Selon certaines indiscrétions, certains candidats prévoient de s'attaquer à la gestion des élus du précédent mandat. Des affaires de corruption et de malversations ont, en effet, émaillé la gestion dans plusieurs communes. Et, c'est justement ce linge sale que ces élus comptent déballer sur la place publique pour abattre des adversaires qui s'accrochent encore au fauteuil. D'un autre côté, l'animation de la campagne qui peine à démarrer trouve comme origine la qualité des candidats qui ne maîtrisent, en majorité, guère les affaires de la gestion. En effet, jusqu'à hier, les discussions sur les places publiques tournaient autour de projets d'assainissement, de pistes et de l'eau potable. Ces points ont constitué et continuent de constituer les besoins encore non satisfaits des populations. Un indice a pourtant été apporté par l'actualité durant tout le quinquennat précédent. L'insatisfaction générale était exprimée par des milliers d'émeutes, de fermetures de routes et de sièges de mairies et de daïras. Les mêmes causes ont toujours généré les mêmes effets et les candidats ne semblent guère s'en rendre compte. Cependant, les candidats s'agrippent encore aux manques de prérogatives des maires rendant par-là l'administration seule responsable. Un discours que les villageois ne reçoivent pas considérant les élus comme responsables pour manque de courage de démission. Enfin, l'on s'attend à un démarrage de la campagne ce week-end au vu des meetings annoncés par-ci par-là.