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TROIS MOIS SANS SECRÉTAIRE GÉNÉRAL

Le FLN parle de révision de la Constitution

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La crise est telle que le parti n'est même pas capable de convoquer une session de son comité centralLa crise est telle que le parti n'est même pas capable de convoquer une session de son comité central

Pourtant, la crise est telle que le parti n'est même pas capable de convoquer une session de son comité central pour élire un nouveau secrétaire général.

«Tout va très bien madame la marquise.» C'est en somme le message qu'a voulu transmettre, hier, Abderrahmane Belayat, coordinateur du bureau politique du parti du FLN, issu de la sixième session du comité central. C'était lors d'une réunion tenue au siège du parti à Hydra, consacrée à débattre du projet de révision de la Constitution du parti. Une manière de démontrer que les activités du vieux parti se poursuivent normalement. Toutefois, affirmer que tous les membres du bureau politique, les députés, sénateurs étaient présents à la réunion d'hier, est le maillon faible de cette mise en scène flagrante. «Le FLN n'est pas mort, il existe à tous les niveaux de la hiérarchie du pouvoir», commente-t-il. Pourtant, la crise est telle que le parti n'est même pas capable de convoquer une session de son comité central pour élire un nouveau secrétaire général.
Au lieu de fixer enfin ce rendez-vous très attendu, la direction provisoire n'a pas trouvé mieux à faire que d'improviser une rencontre pour dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes dans la maison FLN. M.Belayat affirme à qui veut l'entendre que «le FLN se porte bien et qu'il est sur la bonne voie pour rebondir». Or, le vétéran des membres du bureau politique et du comité central finira par se contredire. «On enregistre de plus en plus de déclarations discordantes de la part des adversaires, voire du mouvement de redressement du FLN. Et nous attendons qu'il n'y en aura plus», indique-t-il. Tout en croyant déceler un recul dans la position des redresseurs et autres détracteurs, le coordinateur du bureau politique indique que «le poste de secrétaire général du FLN ne court pas les rues».
Ne pouvant même pas fixer la date de la session du comité central, M.Belayat, qui n'a pas cessé de disserter sur les accords d'Evian, s'est contenté de dire: «Laissez-nous un peu de temps. On se concerte sur le sujet quotidiennement dans mon bureau.» Cachant mal le désarroi et l'absence de l'autonomie politique relative soit-elle de sa formation, il justifie que «la période de vacance du poste de secrétaire général n'est pas limitée par une échéance dans le règlement intérieur du comité central et les statuts du parti». Belayat, qui ne voit pas d'inconvénient que son parti s'éternise dans cette situation, s'efforce de positiver le statu quo. Sur un autre plan, l'orateur qui s'est embourbé dans des généralités, s'approprie même l'initiative du président de la République relative à la révision de la Constitution, du fait que le chef de l'Etat est, selon lui, «le président du FLN». Tout en se gardant de critiquer la démarche du chef de l'Etat, favorable à un régime présidentiel, Belayat affirme: «Nous sommes pour le renforcement des prérogatives du président, mais nous ne sommes ni avec le système proprement présidentiel ni avec le système parlementaire.» Au FLN, on est à la fois contre la limitation et l'ouverture des mandats...
Par ailleurs, Souilah Boudjemaâ, député et juriste, avance avec certitude que vu les conditions politiques prévalant actuellement et le risque de déstabilisation qui guette le pays, la révision de la Constitution ne sera pas adoptée par référendum. «Elle sera soumise uniquement au deux chambres du Parlement réunies pour adoption», a-t-il souligné.
Le FLN propose également d'instituer le poste de vice-président qui ne sera pas élu au même titre que le président de la République, mais désigné par ce dernier. «Ce poste sera utile pour maintenir la continuité constitutionnelle et la stabilité de l'Etat en cas d'empêchement ou vacance du poste de la présidence», indique-t-il.
Ainsi, le FLN considère son projet de révision constitutionnelle comme une initiative d'enrichissement des réformes initiées par le chef de l'Etat.
Belayat, qui définit la Constitution comme traduction juridique d'un rapport de force entre différents acteurs politiques, est loin de contester la démarche actuelle de la révision de la Constitution. «Nous sommes pour la continuité constitutionnelle et non partisane du retour à la case départ ou reprendre à zéro», dit-il. Cela dit, les acteurs politiques, selon Belayat, sont le peuple, le président de la République, le Parlement et l'opposition.

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