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INAUGURATION D'UN BUREAU D'APPUI RÉGIONAL (UN-SPIDER) EN ALGÉRIE

La Protection civile dans la cour des grands

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Une vue de la cérémonie en présence du directeur général de la Protection civileUne vue de la cérémonie en présence du directeur général de la Protection civile

La protection civile place l'Algérie, notre pays, dans la cour des grands pays préventionnistes.

C'est en présence du directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha Lahbiri, le directeur général de l'Agence spatiale algérienne, Oussedik Azzedine et la directrice du Bureau des affaires spéciales des Nations unis, Mazla Othman, que l'inauguration a eu lieu hier au niveau du centre de coordination nationale de la protection civile à Alger.
«Cette visite qui nous honore, s'inscrit dans le cadre de la coordination des efforts entre l'ensemble des institutions qui participent à la gestion des catastrophes majeurs», déclare, d'emblée dans son allocution, le colonel Mustapha Lahbiri, en direction de l'envoyée onusienne.
L'occasion était aussi une façon pour ce prestigieux corps d'appréhender à la fois l'intervention et la prévention en cas de catastrophes majeures.
En effet, «l'installation d'un bureau d'appui régional en Algérie, au sein de la direction générale de la Protection civile est venue conforter cette organisation et la consacrer en tant que pôle régional aux fins de l'exploitation de l'information», poursuit le colonel Mustapha Lahbiri.
Il faut savoir que l'activation de ce bureau permettra à la Protection civile, «de bénéficier de l'expérience et de l'apport des capacités de l'aide des Etats membres par la mise à disposition des données satellitaires et de créer une plate-forme commune pour l'échange et le développement de cet outil d'aide à la décision nécessaire dans le cadre de la gestion des catastrophes», explique le colonel Lahbiri.
Pour sa part, Mme Mazla Othman, se dit très honorée par cette initiative prônée par la direction générale de la Protection civile. «J'aimerai avoir plus d'opportunités afin de contribuer, d'aider et d'avancer dans le futur», déclare-t-elle avant de rajouter: «Le bureau d'Alger est d'une grande importance, en plus de sa dimension nationale, il est régional, car il couvre l'Afrique du Nord et même les pays du Sahel».
En effet, la mise en place du Bureau d'appui régional (UN-Spider) en Algérie va nous permettre d'être une référence et un pôle régional en matière d'exploitation de l'information d'origine spatiale aux fins de la gestion des catastrophes et des interventions d'urgence.
Pour rappel, la première utilisation de l'imagerie satellitaire pour la gestion des catastrophes au sein de la Protection civile fut en 2003, suite au séisme de Boumerdès qui a causé la mort de 2 278 personnes. Il faut dire que la valeur ajoutée de cet outil est qu'il est d'un apport considérable en matière d'évaluation des dégâts ainsi que la réorganisation des secours et la sectorisation de la zone sinistrée.
Après le lancement du 1er satellite algérien Alsat1 en 2002, l'Algérie à adhéré dans un premier temps à la DMC (Disaster Monitoring Constellation), puis en 2005 à la Charte internationale «Espace et catastrophes majeures». En 2009, une offre a été faite par le gouvernement Algérien au Bureau des affaires spatiales des Nations unies (UN-Spider) par le biais du ministère des Affaires étrangères d'accueillir et de mettre en place un Bureau d'appui régional pour la gestion des catastrophes naturelles, l'Algérie a été retenue pour abriter ce dernier.
Ce bureau doit être abrité dans une structure qui fonctionne 24h/24 et 7j/7 durant toute l'année, ce qui est le cas du Centre national de coordination de la direction générale de la Protection civile. Enfin, l'activation officielle de ce bureau va permettre de bénéficier davantage de la vaste expérience et des grandes capacités que peuvent offrir les Etats membres, d'inculquer la culture de l'utilisation des techniques spatiales pour les besoins de la gestion des catastrophes, de créer une plate forme commune pour l'échange et le développement de cet outil d'aide à la décision.
Pour ce qui est du Bureau des affaires spatiales des Nations unies, il a succédé à l'unité d'experts créée en 1992 par la résolution 1348 du 13 décembre 1958. En 1993, il s'est installé à Vienne. Il met en oeuvre les décisions prises par l'assemblée générale et le Comité sur l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique (Cupeea). Il se compose de deux sections: la section des applications de l'espace qui met en oeuvre le programme des Nations unies sur les applications spatiales, et la section de recherche et des services du comité qui assure le secrétariat du Comité de l'espace et de ses deux sous-comités (scientifique, technique et juridique).

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