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17E CONGRÈS MAGHRÉBIN DE CHIRURGIE

600 spécialistes planchent sur le cancer

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Une personne n'est pas médicalement décédée tant que son coeur batUne personne n'est pas médicalement décédée tant que son coeur bat

La greffe des organes en Algérie ne se pratique qu'à partir de donneurs vivants.

C'est en présence de quelque 600 participants, entre sommités médicales du Maghreb, de France et de Suisse et de résidents algériens spécialisés, que le 17e Congrès maghrébin de Chirurgie a ouvert hier ses travaux de deux jours à Alger.
Intervenant lors de l'inauguration officielle, présidée par Abdelaziz Grabba, qui a eu lieu à la fin des travaux de la matinée, le représentant du ministre de la Santé, Larbi Abid, a regretté le manque de radios thérapeutiques, dont les prix sont excessivement onéreux, et la carence en compétence réelle pour leur utilisation. Il a cependant estimé que les compétences algériennes en matière de chirurgie sont à «99% efficaces et maîtrisées». Abid s'est par ailleurs félicité de la tenue de ces assises qui «renforceront les relations médicinales entre les cinq pays du Grand Maghreb offrant ainsi une opportunité de coopération inter-maghrébine».
Approché par L'Expression, Othmane Benhadid, secrétaire général de la Société algérienne de chirurgie (SAC), organisatrice de l'événement, a déclaré que «pour la première fois les représentants des cinq pays maghrébins sont tous réunis à ce Congrès», le 17e du genre après le 16e qui s'est déroulé à Tunis. Selon la représentante du Maroc, ce congrès «pourrait précéder celui de Rabat, décision qui devrait être confirmée après consultations au cours du présent congrès» selon elle.
Les participants présents à cette rencontre éminemment spécialisée de deux jours ont abordé, aux dires de Benadid, «les sujets d'actualité médicale et thérapeutiques dans le cancer du foie par exemple»...Se prononçant sur la pratique des greffes en Algérie, il a formulé le souhait que la médecine soit en mesure de «récupérer des organes sur les 5000 personnes qui décèdent suite à des accidents de la route pour effectuer des greffes de rein, de foie, de coeur, de poumon...car, explique-t-il, une personne n'est pas médicalement décédée tant que son coeur bat grâce à la «batterie» naturelle que confère le sang et l'oxygène, ce, contrairement au cerveau qui s'arrête lors d'une mort accidentelle». Interrogé par notre journaliste sur l'avis religieux concernant les greffes émanant d'organes de personnes décédées, c'est-à-dire des greffes cadavériques, il a répondu qu'en «Arabie Saoudite cette pratique est courante» et donne plus d'espoir pour sauver et conforter des vies humaines. «Actuellement en Algérie, a-t-il dit, la greffe d'organes en Algérie n'est hélas pratiquée que sur des donneurs vivants.» Les congressistes ont assisté, pour cette première journée, à diverses conférences portant notamment sur les cancers colorectaux, du foie et le traitement de différentes metastases hépatiques...et autres pathologies cancéreuses.
Les interventions de nombre d'éminents professeurs spécialistes étrangers venus du Maghreb, de France et de Suisse, ont enrichi les échanges au cours de ce congrès. Les interventions étaient accompagnées appropriées de diapos reproduisant des cas pathologiques liés notamment à différents cancers.

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