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PRIX DE LA VIANDE

Ils se stabiliseront entre 600 et 800 DA

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Malgré l'abondance du cheptel, les prix de la viande sont toujours hors de portéeMalgré l'abondance du cheptel, les prix de la viande sont toujours hors de portée

La rigueur et la continuité de la fermeture des frontières face à la contrebande ont permis de protéger le cheptel et l'économie nationale.

Estimé entre 4 et 5 millions de moutons à avoir été sacrifiés lors de la fête de l'Aïd El Adha, les trois quarts des familles algériennes, ont pu sacrifier un mouton grâce à la disponibilité du cheptel et la baisse des prix durant l'Aïd El Adha 2013.
Joint par téléphone, le Dr Brahim Amrani, éleveur et porte-parole de la Fédération des éleveurs, qui est très imprégné dans le monde de la production nationale, a souligné qu'«au-delà de l'agumentation du volume de la production nationale en termes de cheptel, la fermeture des frontières du pays face à la contrebande, s'est répercutée très positivement sur la disponibilité et la baisse des prix du mouton», a-t-il indiqué hier, lors d'un entretien par téléphone.
Tout en affirmant qu'aucun organisme ne peut avancer un chiffre réel en terme de sacrifice du mouton, camelle et veau, Dr Amrani a avancé que «la continuité de la fermeture des frontière à la contrebande et la rigueur, pourront faire baisser les prix de la viande, jusqu'à 600 et 800 DA/kg», selon le Dr Amrani.
Par ailleurs, le porte-parole de la Fédération nationale des éleveurs, a annoncé que la reconstitution du cheptel, ces dernière années au niveau national, a enregistré une moyenne de 25 000 à 30 000 têtes, dit-il tout en contredisant le chiffre qui a été avancé par les services concernés du ministère de l'Agriculture qui ont parlé d'un nombre qui varie entre 20.000 et 22.000 têtes. Bien informé par la situation qui prévaut dans le marché du cheptel et autres maquignons qui sont très au fait de l'offre et de la demande des produits, notre interlocuteur a souligné qu'au-delà des chiffres annoncés, le nombre pourrait encore être plus élevé, «si l'on tient compte d'un nombre important des éleveurs qui préfèrent rester et travailler dans l'anonymat, afin d'éviter tout contrôle et médiatisation», a-t-il souligné.
S'agissant du volet consommation, le Dr Amrani a souligné que contrairement au Nord, les habitants du Grand-Sud et Sud-Ouest, évitent tout vaccin à leurs cheptels, afin de rester en dehors des circuits du contrôle et autres représentations sous quelques formes qu'elles soient.
Par ailleurs, les gens du Nord, ajouta-t-il, à l'image de la Kabylie, Jijel, Alger et plus préfèrent beaucoup plus la viande de veau que l'agneau afin d'éviter un certain nombre de maladies qui proviennent du cheptel non vacciné et protégé contre les maladies diverses. «C'est un phénomène traditionnel qui date depuis l'avènement colonial. Mais le cheptel algérien ne souffre d'aucune maladie, à l'exception de quelques situations minimum et sans grande importance», selon le Dr Amrani qui a rassuré quant à la qualité de cette production animale.
Par ailleurs, malgré la baisse des prix de l'agneau, un nombre indéterminé de familles qui préfèrent cotiser pour l'achat de caprins et les petits veaux à partager, en raison des salaires qui ne répondent pas toujours aux besoins. «Je touche un salaire de 35.000 DA/mois. C'est le prix d'un mouton. Mais, on est trois familles à cotiser pour l'achat d'un petit veau à partager pour passer la fête de l'Aïd El Adha», a souligné Khoudir O. enseignant, qui a ajouté que sur le plan religieux, on n'est pas obligé de dépenser au-delà de ses moyens financiers.

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