Prévisions pour le 23 Septembre 2018

 Adrar Min 27 °C Max 34 °C
23
 Laghouat Min 17 °C Max 28 °C
34
 Batna Min 12 °C Max 25 °C
34
 Biskra Min 19 °C Max 33 °C
34
 Tamanrasset Min 21 °C Max 30 °C
30
 Tlemcen Min 18 °C Max 28 °C
34
 Alger Min 19 °C Max 27 °C
32
 Saïda Min 17 °C Max 28 °C
34
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
32
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 33 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 27 °C
32
 Illizi Min 22 °C Max 33 °C
28
 Tindouf Min 24 °C Max 35 °C
32
 Khenchela Min 11 °C Max 23 °C
30
 Mila Min 15 °C Max 28 °C
32
 Ghardaïa Min 19 °C Max 30 °C
32
Accueil |Nationale |

"Le réflexe lavrovien"

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Tout n'est pas pourri dans les relations internationales. Il subsiste toujours quelques îlots où des notions comme celles d' «allié traditionnel» ne sont pas de vains mots oubliés aussitôt prononcés. La Fédération de Russie le confirme dans la crise syrienne. Et pour ceux qui doutent, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, vient de jeter un pavé dans la mare en alertant l'Algérie qu'elle est visée par un plan de déstabilisation. Le chef de la diplomatie russe qui était en visite éclair, au début de cette semaine, à Tunis, a surpris son monde. D'aucuns juraient par tous les dieux que M.Lavrov allait annuler son déplacement dans cette partie du Nord de l'Afrique subitement placée sous les feux des puissants de ce monde. Le 18 février dernier, c'était le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qui est arrivé à Tunis pour une visite surprise afin de montrer le soutien des Etats-Unis au pays précurseur des «printemps arabes». 10 jours avant la visite de Kerry, c'était le président français, François Hollande, qui a salué à Tunis la nouvelle Constitution tunisienne, estimant qu'elle pouvait «servir d'exemple à d'autres pays». M.Hollande a affirmé, devant l'Assemblée nationale constituante, que la nouvelle Constitution est «un texte majeur» qui «fait honneur à votre révolution et peut servir d'exemple à d'autres pays».
C'est la visite de M.Lavrov qui secoue les observateurs: «Que viennent faire les Russes en Afrique du Nord, un pré carré réservé à la France et convoité par les Américains? Et surtout pourquoi en ce moment précis où la Russie est en conflit ouvert avec l'Ukraine?» Un conflit qui place la Russie dans une grave crise avec les puissances occidentales, notamment les USA et l'Union européenne. Il n'y a pas de doute donc, cette visite a une très grande portée stratégique qui va au-delà de la volonté de Moscou de développer des relations bilatérales avec Tunis. Echaudés par la crise libyenne, les Russes ne comptent pas brader leurs intérêts en Afrique du Nord où existe un allié de taille, un partenaire stratégique privilégié, l'Algérie. C'est ce qui s'appelle le réflexe «lavrovien». Le chef de la diplomatie russe est venu s'informer de la coopération tuniso-algérienne en matière de lutte antiterroriste. Des médias tunisiens rapportent également, que le ministre ruse des AE est venu informer ses alliés sur «une possible utilisation de la Tunisie (le Sud et le territoire maritime) comme base arrière logistique de ravitaillement pour l'Otan. Une présence militaire inquiétante à plus d'un titre.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha