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CONFÉRENCE DE PRESSE DU SNAPAP

La grève de la faim est un choix tactique

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«Le combat pour les libertés démocratiques et le pluralisme syndical ne fait que commencer, le déclic est donné par nos camarades du Snapap.»

Deux points saillants ont marqué la conférence de presse organisée, hier, par le Snapap avec la participation d´autres syndicats autonomes. Déterminer la forme de l´action de protestation à mener dès la prochaine rentrée sociale, et dont le principe est acquis; s´ériger en tant que partenaire social incontournable, surtout dans la gestion des fonds des oeuvres sociales. Lors de son intervention, M.Malaoui, secrétaire général du Snapap, a rappelé les raisons du choix de l´optimal, la grève de la faim.
Selon lui, il s´agit d´un choix tactique. «Nous connaissons tous le traitement par le pouvoir des marches des citoyens, et les suites réservées aux grèves générales.» M.Malaoui dira ensuite: «Nous voulons un dialogue responsable avec les concernés, et non un dialogue de thé auxquels on est convié suivant les humeurs.»
Il a fait savoir aussi qu´une plainte sera déposée au niveau de la justice algérienne et du tribunal international. Intervenant sur ce sujet, M.Khelil a précisé qu´il s´agit d´une action en reddition de comptes, après quoi une plainte sera déposée. «L´UGTA et le ministère du Travail doivent rendre des comptes sur les subventions accordées par l´Etat au titre de l´activité syndicale et qu´accapare exclusivement l´UGTA.» Intervenant lors de la même conférence, le représentant de l´Unpef a rappelé que «Aïssat Idir a reçu le même traitement en 1956 par les autorités coloniales pour l´agrément de l´UGTA. On retrouve hélas, les mêmes pratiques en 2001, dans l´Algérie indépendante». De son côté, le président du syndicat des magistrats de la Cour des comptes a expliqué que le mouvement syndical est devant une impasse pour deux raisons: «La première est le non-respect des libertés syndicales pourtant consacrées par la Constitution, la seconde est l´incapacité des syndicats autonomes à s´organiser, au vu de toutes les entraves des pouvoirs publics.» Il dira, ensuite, que son syndicat soutiendra et adhérera à toutes les actions futures. Quant à M.Azzi, le président du Satef, le silence du pouvoir, suite aux rapports adressés à tous les ministères et qui concerne la gestion des fonds des oeuvres sociales, traduit «une complicité à tous les niveaux hiérarchiques de l´Etat sans exception», des propos sans équivoque, mais très sceptiques. «Nous doutons et nous n´avons pas confiance dans la décision du pouvoir de prendre en charge nos revendications.»
Il termine rassurant: «Le combat pour les libertés démocratiques et le pluralisme syndical ne fait que commencer. Le déclic est donné par nos camarades du Snapap.»

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