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IL ÉTAIT DÉTENU DEPUIS NOVEMBRE 2011

Le dernier otage français au Sahel libéré

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L'otage français, Serge LazarevicL'otage français, Serge Lazarevic

L'Algérie joue un rôle important dans la pacification de la région en exportant son principe de stabilité et sa lutte acharnée contre les terroristes qui y sévissent.

La pacification du Sahel prend forme. Le dernière otage français dans la région a été libéré hier. Serge Lazarevic, 51 ans, dernier otage français dans le monde, «est libre» et «relativement en bonne santé» après trois ans de captivité dans le Sahel, a annoncé hier à Paris le président français François Hollande. «Notre otage Serge Lazarevic, notre dernier otage est libre», a déclaré François Hollande. «La France n'a plus aucun otage, dans aucun pays au monde». «Nous sommes à un moment important puisque la France ne compte plus d'otages», a-t-il insisté. Serge Lazarevic, un colosse franco-serbe, avait été enlevé par un groupe d'hommes armés dans un hôtel à Hombori au Mali le 24 novembre 2011 avec un autre Français, Philippe Verdon, qu'il accompagnait pour ce qui a été présenté comme étant un voyage d'affaires. Philippe Verdon a été retrouvé mort d'une balle dans la tête en juillet 2013. Le groupe Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) qui avait revendiqué leur enlèvement avait présenté les deux otages comme des agents du renseignement français. Aucune communication n'est faite dans le message de la Présidence française sur un éventuel versement de rançon ou un éventuel échange de prisonniers qui aurait aidé à la libération de l'otage franco-serbe. Selon une source sécuritaire malienne, «la libération a eu lieu sur le territoire malien dans la région de Kidal».
«Je refuse de dire s'il y a eu paiement de rançon ou libération de prisonniers», a ajouté cette source. La libération d'otages français au cours des dernières années a souvent été accompagnée de débats sur l'éventuel versement de rançons. Officiellement, la France n'en verse pas directement mais n'exclut pas, à l'instar d'autres pays européens, des remises d'argent par des pays tiers. Cette pratique a notamment été condamnée par les Etats-Unis et l'Algérie. «Nous payons et puis c'est tout, on ne libère pas si on ne paye pas. On paye en argent, on paye en termes de libération de prisonniers (...) Quelqu'un a payé, si ce n'est pas le gouvernement, c'est quelqu'un, une entreprise, une compagnie d'assurances...», a commenté sur la radio RTL Alain Marsaud, ancien juge antiterroriste français.
En attente d'un rapatriement à Paris via Niamey, Serge Lazarevic «est en relativement bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de sa longue captivité», a précisé le président français dans un communiqué. Le 17 novembre, dans une vidéo diffusée par Aqmi, Serge Lazarevic, barbe fournie, bonnet noir et tunique grise, déclarait en français être malade et estimait que sa vie était en danger. Peu après, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, s'était toutefois déclaré «optimiste» quant à une libération prochaine. Dans son communiqué, François Hollande indique qu'il «remercie les autorités nigériennes et maliennes» qui ont travaillé à la libération de Serge Lazarevic. «Notamment le président Issoufou et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta dont il salue l'engagement personnel», indique le texte. «Cette libération a été le résultat d'efforts intenses et suivis tant des autorités du Niger que du Mali», s'est félicité Niamey dans un communiqué. Le président nigérien salue dans ce texte «l'engagement et le professionnalisme dont ont su faire preuve les services nigériens et maliens».
En plus du rôle de ces deux nations voisines, il faut citer l'implication de l'Algérie dans le maintien de la paix dans la région. La diplomatie algérienne qui joue un rôle de pacificateur est en train d'exporter son principe de stabilité en réglant les conflits qui minent le Sahel avec le dialogue, tel que le dialogue inter-malien inclusif qui a lieu à Alger. L'Algérie est aussi depuis longtemps rentrée en guerre contre les groupes terroristes qui activent dans la région en payant un lourd tribut pour apporter la paix dans la région. Cet otage libéré, il reste encore trois étrangers en captivité dans le Sahel.
Un Suédois, un Néerlandais et un Sud-Africain sont toujours détenus en otage au Sahel par Aqmi. Ils ont été enlevés le 25 novembre 2011 à Tombouctou, dans le nord du Mali. Un quatrième - un Allemand - avait été tué en tentant de résister à son enlèvement. L'Algérie continuera ses efforts pour amener une paix définitive dans la région...

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