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Les mensonges d'Etat du Maroc

Les mensonges d'Etat du Maroc

«L'Algérie maintient des relations froides avec le Maroc et tente de l'affaiblir en vain», a une nouvelle fois accusé la ministre marocaine déléguée aux Affaires étrangères, M'barka Bouaida.

Bouaida-Mezouar (respectivement ministre déléguée et ministre des Affaires étrangères), ce sont les «Bonnie and Clyde» du pouvoir marocain avec le cran en moins, spécialisés dans les attaques... verbales gratuites contre l'Algérie. Cette fois-ci c'est la benjamine du gouvernement Benkirane qui est chargée de dégainer. Dès que la question du Sahara occidental est évoquée par notre voisin de l'Ouest, la réaction est cutanée. Elle lui donne de l'urticaire. Comme des piqûres d'orties. La démangeaison est quasi instantanée. Le responsable de cette maladie qui est devenue désormais chronique est tout désigné: C'est l'Algérie. «Ce pays est impliqué dans le conflit artificiel de nos provinces sahariennes (Sahara occidental, Ndlr) et essaie d'affaiblir le royaume. En témoigne son refus de rouvrir les frontières terrestres», a indiqué la diplomate marocaine en herbe qui a été interpellée le 23 décembre 2014 par des parlementaires de son pays lors de la séance hebdomadaire des questions orales sur les relations entre l'Algérie et le Maroc. Un tajine réchauffé que nous resservent certaines personnalités marocaines depuis des lustres dés qu'il s'agit de sortir les crocs contre les algériens. Mbarka Bouaida a elle aussi décidé de «mordre». Elle a son explication des relations exécrables entre Rabat et Alger. «L'escalade et les tensions, qui marquent les relations maroco-algériennes, résultent du fait que l'Algérie est partie prenante directe dans le conflit artificiel autour du Sahara marocain (Sahara occidental, Ndlr) et que ce pays domine de façon directe et ferme le mouvement séparatiste, outre qu'Alger joue un rôle négatif dans le processus onusien pour trouver une solution définitive à cette question», accuse la ministre marocaine déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération. Un mensonge d'Etat que le Maroc aurait pu éviter s'il était plus soucieux du respect de la légalité internationale. Le pouvoir marocain plus préoccupé à défendre son statut peu enviable de dernier pays colonisateur d'Afrique affiche sa volonté expansionniste basée sur le recours à la violence, la torture et l'injustice et le déni du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Ce que lui garantissent les résolutions votées par le Conseil de sécurité de l'ONU saluées par l'Algérie qui n'a eu de cesse de renouveler sa confiance à l'envoyé spécial de l'Organisation des Nations unies pour le Sahara occidental pour trouver une solution définitive qui à ce conflit qui oppose le Front Polisario au Maroc. Une mission entravée par les autorités marocaines qui ont mis dans leur viseur l'Algérie.
Le Makhzen avait sonné la charge, après que le jeune Islam Khoualed âgé d'à peine 15 ans, qui était en stage avec l'Equipe nationale de voile, ait été injustement condamné par le tribunal des mineurs d'Agadir, à une peine d'un an de prison ferme, puis incarcéré dans le centre de détention pour mineurs de la même ville après une simple altercation avec un jeune Marocain. Parmi les provocations les plus violentes, il y eut l'affaire de l'emblème national profané par un membre des Jeunesses royalistes, le jour où le peuple algérien célébrait le 59e anniversaire du déclenchement de sa Révolution. Le clash, tant espéré par le Makhzen, n'a pas eu lieu.
Le pouvoir marocain a décidé de passer à un autre mode opératoire: la diabolisation. L'Algérie a été accusée d'avoir expulsé des réfugiés syriens, vers le territoire marocain. «Depuis dimanche dernier (26 janvier 2014, Ndlr), nous recevons au quotidien des groupes de réfugiés syriens refoulés par les autorités algériennes», avait déclaré au site afrik.com. Mbarka Bouaida, la ministre marocaine déléguée des Affaires étrangères. Ce qui lui a valu une sévère volée de bois vert, de la part de l'ex-porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères.
«Cette interview est une bouillie de contrevérités pétrie de mauvaise foi...», lui avait rétorqué, Amar Belani. Plus récemment, des documents confidentiels rendus publics par un «Snowden marocain» attestant d'une promiscuité avérée entre le royaume et Israel et faisant état de basses manoeuvres pour faire capoter la mission de Christopher Ross ont donné l'occasion au chef de la diplomatie marocaine de refaire surface. Interrogé le 11 décembre 2014 par des membres de la Chambre des conseillers à propos de ces fuites, Salaheddine Mezouar «s'est dit convaincu de l'implication des services de renseignement algériens dans la fuite de documents confidentiels de son département sur Twitter», avait rapporté la presse marocaine. Un délire de plus qui indique que le royaume a la fièvre.