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SYNDICATS-MINISTÈRE DE L'EDUCATION

Dix ans de conflits et ça continue!

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La ministre de l'Education nationaleLa ministre de l'Education nationale

«Le secteur de l'éducation a moult problèmes qui exigent des solutions urgentes.»

L'Ecole algérienne vit un mois de mars parsemé de grèves. L'état de santé de l'Education nationale est critique. Très mal même. La succession des déceptions dont les problèmes s'accumulent l'un après l'autre ont fait qu'aujourd'hui on a «un avenir incertain et une école diabolisée»! La société civile qui jusqu'à présent est restée indifférente et anesthésiée face à cette situation, semble ne pas être concernée, d'autant plus que le spectre d'une année blanche commence à hanter les esprits des parents «terrifiés à l'idée de son maintien».
Contacté par nos soins, Ahmed Tessa, ex-conseiller en communication au ministère de l'Education nationale, a regretté la situation actuelle, d'autant plus que certains syndicats ont opté pour la poursuite du mouvement de protestation, en dépit de tous les efforts du ministère de tutelle. «La ministre de l'Education nationale essaye de trouver des solutions et répondre aux exigences des syndicalistes», estime notre interlocuteur en précisant qu'il faut laisser un peu de temps au temps pour obtenir gain de cause. «La satisfaction des revendications socioprofessionnelles des enseignants exige du temps».
«Tout le monde est concerné, partenaires de la société civile, parents d'élèves, cadres du ministère et syndicalistes, afin de trouver une solution finale et finaliser les projets en commun en toute sérénité», estime-t-il en soulignant que l'intérêt de l'école et celui de l'élève passent avant tout. Pour le même observateur, une charte d'éthique est plus que nécessaire dans la conjoncture actuelle. Dans le même contexte, il a appelé les syndicalistes grévistes (Cnapest) à faire confiance à la ministre de l'Education nationale, du fait que la Coordination des syndicats de l'éducation (CSE) a renoncé à la grève. Enfin, il a estimé que certaines revendications ne dépendent pas du secteur de l'éducation. «Il faut savoir qu'il ni y'a pas de problème sans solution», conclut M.Setta.
Dans un autre chapitre, la promesse verbale exprimée par la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit, reste insuffisante pour le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste) qui ne renonce pas à son action revendicative et opte pour poursuivre sa protestation afin de faire pression sur le ministère de tutelle. De son côté, le président de la Fédération des associations de parents d'élèves, Khaled Ahmed, a indiqué à L'Expression que les autorités concernées doivent trouver une solution urgente et finale à ce problème qui guette toute la société. Il a souligné dans ce sens que les autorités ont entre les mains deux solutions: la première est de satisfaire toutes les revendications des syndicalistes, la seconde est de prendre toutes les mesures réglementaires pour en finir avec ces grèves. «Le secteur de l'éducation à de moult problèmes qui exigent des solutions urgentes», révèle-t-il.
Il a en outre indiqué que ce forcing de grève abusive le pousse à réagir en adressant une lettre au président de la République pour le solliciter à trouver une solution urgente, maintenir un sit-in devant tous les établissements qui observent des grèves et enfin demander aux parents d'élèves, à titre individuel, de poursuivre judiciairement les enseignants grévistes.
Khaled Ahmed a salué l'initiative prise par la tutelle pour le renouvellement pédagogique à travers l'enseignement à distance et l'utilisation de l'informatique pour les élèves de classe terminale.
Mais cette pratique pour rattraper les cours perdus ne sera appliquée que pour les candidats au baccalauréat.

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