Accueil |Nationale |

LE 10E CONGRÈS INCERTAIN, ET LES ACTIVITÉS SUR LE TERRAIN AU RALENTI

FLN: Une locomotive à l'arrêt

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Le secrétaire général du FLNLe secrétaire général du FLN

Les opposants ne voient aucun rapport entre le congrès et la Constitution. Ils accusent Saâdani de vouloir gagner du temps.

Tout est en stand-by au sein du FLN. Le 10ème congrès prévu dans quelques mois est un chantier à l'arrêt. Son report après la révision de la Constitution a provoqué un immobilisme sans précédent dans la maison FLN. Aucune préparation ni même un agenda de travail n'a été fixé. La commission nationale de préparation du congrès installée verbalement lors de la dernière réunion du comité central ne s'est jamais réunie jusqu'à présent.
Composée de tous les membres du comité central, cette commission n'arrive pas à fonctionner. Ses membres sont complètement déconnectés. «Nous n'avons aucun contact avec le secrétaire général, il ne reçoit plus pour discuter des orientations à prendre», affirme un député et membre du comité central.
Notre source ne comprend pas comment le parti va tenir le 10e congrès, alors que rien n'a été fait sur le terrain.
«La commission nationale existe juste sur le papier et les sous-commissions au niveau des wilayas ne sont même pas installées», déplore notre source qui témoigne que le parti n'a jamais vécu une telle situation auparavant.
Depuis le comité central tenu le 24 juin dernier, le secrétaire général n'a pas regroupé ses troupes. Alors que le règlement intérieur stipule que le comité central se réunit deux fois par an, soit chaque six mois, Saâdani fuit cette instance.
Avec la multiplication des clans et des opposants, le secrétaire général préfère faire cavalier seul. C'est la raison pour laquelle il n'a pas réuni la commission de préparation du congrès et reporté la deuxième session du comité central à la veille du congrès.
Interpellé sur les préparatifs de ce rendez-vous, le porte- parole du parti, Saïd Bouhadja affirme: «Il n'y a rien pour le moment». Selon lui, le parti attend que le projet de révision de la Constitution soit adopté pour entamer les préparatifs du congrès. «C'est une question de 15 jours pour préparer le congrès», a-t-il précisé en affirmant que sur le plan organique le travail est en cours. Prévu pour ce mois en cours, le congrès a été reporté par le secrétaire général du parti, après la révision de la Constitution. Amar Saâdani avait annoncé que la révision de la Constitution interviendra au courant du mois d'avril prochain.
Or, le FLN risque de voir son congrès reporté à une date ultérieure puisque rien n'a filtré sur le projet politique.
Les opposants ne voient aucun rapport avec la Constitution et accusent Saâdani de vouloir gagner du temps pour installer ses pions afin d'assurer sa mainmise sur le parti. «Je ne vois pas la relation entre le congrès et la Constitution», a estimé Abdelkrim Abada, chef de file du mouvement de redressement. Contacté par nos soins, cet ancien mouhafed juge que cet argument ne tient pas la route. Selon lui, Saâdani veut préparer un congrès sur mesure en renouvelant toutes les structures du parti. M.Abada accuse Amar Saâdani de mettre le parti dans une situation irrégulière.
«Le congrès devrait se tenir avant le 19 mars, selon les délais réglementaires», a-t-il rappelé, en précisant qu'après cette date, le parti rentre dans une situation irrégulière.
Notre interlocuteur déplore la situation de crise où se retrouve le parti majoritaire. La création de nouvelles mouhafadhas a encore compliqué davantage la crise au sein de l'ancien parti unique qui vit une crise multidimensionnelle. Ce qui est certain c'est qu'à travers cette restructuration, Saâdani va prendre le soin de caser ses proches et chasser ses adversaires du prochain comité central.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha