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APRÈS LE RETOUR DE OUYAHIA

L'heure est à l'offensive pour le RND

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Un retour triomphal aux commandes du deuxième parti du paysUn retour triomphal aux commandes du deuxième parti du pays

Après son plébiscite, les membres du conseil national n'avaient qu'un seul sujet de conversation: les enjeux du retour de Ouyahia.

Comme prévu, Ahmed Ouyahia a été plébiscité, hier, à la tête du RND, à l'occasion d'une réunion du conseil national qui s'est tenue à Zéralda (Alger). Après son plébiscite, les membres du Conseil national n'avaient qu'un seul sujet de conversation: les enjeux du retour de Ouyahia.
Ainsi, deux ans après avoir été poussé à la démission, M.Ouyahia, nommé entre-temps directeur de cabinet de la présidence de la République, marque son retour «triomphal» aux commandes du deuxième parti du pouvoir.
Et en présence de la majorité de ses contestataires, à l'origine de son départ en janvier 2013.
Le passage de Abdelkader Bensalah, lui aussi poussé à la démission, au secrétariat général du RND a été caractérisé par une quasi-absence du parti sur la scène politique nationale. Ses prises de position étaient timides au moment où la conjoncture exigeait une présence permanente.
Ce qui a nécessité le recours à un homme de charisme et M.Ouyahaia est connu par son caractère offensif.
C'est la majorité des membres du conseil national qui ont réclamé le retour de «l'homme des sales besognes», même si ce retour répond certainement à des exigences autrement plus politiques qu'organiques, liées à la gestion de cette conjoncture particulière pour le système politique.
Cela étant dit, dans son premier discours prononcé juste après son plébiscite, Ahmed Ouyahia a expliqué que sa mission est d'abord de rassembler les rangs du parti «sans esprit de revanche ni volonté d'exclusion».
Cela avant d'étaler sa feuille de route qui peut être résumée en l'opposition à l'opposition et le soutien indéfectible au pouvoir et au gouvernement.
Alors que sous la direction de Bensalah, le RND observait une position de tergiversations à l'égard du projet du FFS concernant l'organisation d'une conférence nationale de consensus, Ahmed Ouyahia est on ne peut plus clair.
«Notre parti (...) s'opposera également à toute tentative de substituer la volonté de conclaves politiques aux choix souverains du peuple par la voie des urnes», a-t-il assuré.
M.Ouyahia entend aussi veiller à «une participation active du Rassemblement au débat politique» pour défendre, bien évidemment, les projets du système politique.
D'ailleurs, l'orateur ne tardera pas à exprimer la volonté de son parti de reconstruire l'Alliance présidentielle, démolie après le retrait du MSP et les divergences entre le RND et le FLN sur certaines questions de fond.
«Notre Rassemblement, a lancé M. Ouyahia, appelle les partis avec lesquels il partage des choix politiques majeurs à travailler ensemble au sein d'un pôle destiné à conforter collectivement notre soutien au président de la République et à renforcer la voix de la majorité».
L'appel est lancé à l'adresse des autres partis au gouvernement, à savoir le FLN de Amar Saâdani, le MPA de Amara Benyounès et le TAJ de Amar Ghoul.
Le revenant à la tête du RND, à qui le chef de l'Etat a confié les consultations sur la révision de la Constitution qui tarde à voir le jour, a réitéré l'engagement du RND, la deuxième béquille du pouvoir après le FLN, aux côtés du président Bouteflika. Le RND renouvelle au président l'assurance de son «soutien indéfectible dans tous les domaines et en toutes circonstances pour la mise en oeuvre de son programme et la réussite des grands chantiers qu'il a ouverts».
Aussi, le RND, par la voix de son ex-nouveau secrétaire général, a apporté son soutien au gouvernement de Abdelmalek Sellal dont plusieurs ministres sont jetés en pâture. «Nous continuerons aussi à soutenir le gouvernement au sein duquel notre parti compte des représentants», a affirmé M.Ouyahia, ajoutant que son parti «assumera clairement son statut de partie prenante de la majorité parlementaire».
Selon l'orateur, le RND «militera pour l'accélération des réformes au service du développement et de la souveraineté économique de l'Algérie».

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