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BENFLIS FACE AUX ÉCHÉANCES DE LA RENTRÉE

SOCIALE: Tension et grogne populaire

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L’équipe du Premier ministre est mise à rude épreuve. L’incandescence du brasier social menace sérieusement l’harmonie de la rentrée.

Des voix, émanant de plusieurs foyers de tension, s´élèvent pour dénoncer les distorsions et les dysfonctionnements qui caractérisent la situation sociale et économique. A commencer par Sonatrach. L´avant-projet de loi sur les hydrocarbures vise, selon la tutelle, le renforcement de l´Etat et de la Sonatrach à travers la séparation et la clarification des rôles. Dans ce cadre, Sonatrach disposera des atouts suivants: l´option de participation variant entre 5 et 25% sur toutes les nouvelles découvertes commerciales, lorsqu´elle n´est pas déjà partie prenante du contrat; la commercialisation conjointe du gaz naturel, de toute découverte de gaz et enfin les ressources, ainsi, dégagées, seront consacrées à la création de richesses pour elle-même et pour son actionnaire exclusif, l´Etat.
Si la Centrale syndicale est perméable aux propositions de Chakib Khelil, le Syndicat national de Sonatrach, lui, en revanche, a brandi le droit de grève face aux décisions unitalérales du ministre. Le spectre d´embrasement est accentué par le soutien de la Fédération des travailleurs du pétrole et de la pétrochimie. Pour de nombreux observateurs, la Centrale syndicale se trouve dans une position peu confortable. En plus de ce prélude d´éclatement, l´écartement de ses cadres à la tête de certains postes de Sonatrach et la menace de faire appel à un nouveau partenaire, qu´est le Snapap, l´UGTA se retrouve dans une position de faiblesse.
Les observateurs font remarquer que la prise en charge des revendications du Snapap, par le ministère du Travail, n´est pas fortuite.
Le même Snapap promet une rentrée chaude, puisqu´il a appelé à un forum de syndicats autonomes le 13 septembre au siège du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), en plus du sit-in qu´il va, prochainement, organiser devant le siège du ministère du Travail. Les travailleurs de l´éducation et de la formation sont, eux aussi, de la partie. Les 4000 postes budgétaires accordés par le gouvernement et l´allocation scolaire qui s´élève, cette année, à 2000 DA, ne semblent pas calmer la grogne de ce secteur. En effet, 15.000 postes vacataires seraient supprimés, lors de la prochaine rentrée qui promet, donc, de ne pas déroger aux tracas qui ont caractérisé celles des années précédentes. Plus encore, les recommandations de la commission Benzaghou ne sont pas à l´ordre du jour. Ce rapport donnera du grain à moudre aux partisans et aux opposants du projet de réforme de l´école, dont plusieurs voix s´élèvent à la veille de la rentrée sociale. Le problème de la Kabylie demeure entier, des travailleurs de l´Entp de Mostaganem, de la briqueterie de Bou Saâda, de l´Entreprise des corps gras à Béjaïa, le syndicat des retraités, des P & T, pour ne citer que ceux-là, sont des signaux rouges devant lesquels l´équipe de Benflis doit faire valoir tous ses atouts.

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