Prévisions pour le 22 Septembre 2018

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APRÈS CELLE DU PÉTROLE, LE PAYS DOIT MENER LA BATAILLE DU GAZ

Exporter, mais à quel prix!

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En d'autres termes, les pronostics béats de 2014 émanant de plusieurs sources spécialisées qui annonçaient le retour à une période faste en 2016-2017, sur la base de plusieurs paramètres dont celui d'une baisse des stocks de l'Ocde, sont pour le moins caducs.

Soufflant le chaud et le froid, les pays membres de l'Opep et non Opep semblent peu enclins à un gel de la production si le consensus global n'est pas obtenu. Or, plusieurs d'entre eux sont économiquement au bord de l'asphyxie et souhaiteraient, en cas d'un tel accord, être exonérés pour faire face aux besoins de leurs populations respectives.
A la lumière de ces situations critiques, le sort de l'Algérie apparaîtrait presque enviable puisque le même mal n'a pas eu les mêmes effets.
L'expérience des chocs pétroliers antérieurs, notamment celle des années 1988 qui ont conduit à la décennie noire, aura été somme toute bénéfique, de sorte que la crise a été anticipée à travers la création du Fonds de régulation des recettes, un atout décisif par les temps qui courent et grâce auquel le pire aura été évité.
Grâce à l'apport de nouveaux gisements, la capacité de production pétrolière de l'Algérie a été portée en une décennie de 1,2 à 1,5 million de barils/jour. Mais le hic est que toute l'économie du pays reste dépendante des seules exportations d'hydrocarbures, avec pour conséquence le risque d'une échéance fatale pour les générations futures.
Et quand on dit «futures», il ne faut pas croire que cela se joue en termes de siècles, mais de décennies à peine. Les prédictions les plus optimistes énoncent que nos importations de produits pétroliers finis représenteront 90% de nos besoins entre 2025-2030 et la situation en matière de consommation électrique est tout aussi inquiétante, faute d'une stratégie de diversification avancée des moyens de production.
Un consensus issu de la réunion informelle de l'énergie à Alger peut être arraché et lOpep revenir à son plafond théorique de production, 31,5 millions de barils/jour. Or, l'impact négatif sera quand même là, d'abord parce que le niveau élevé des stocks va perdurer et ensuite parce qu'aux pays confrontés à des crises graves comme le Venezuela et le Nigeria vont s'ajouter les pays qui ont un contentieux en matière d'arriérés de production comme l'Iran, l'Irak et la Libye.
En d'autres termes, les pronostics béats de 2014 émanant de plusieurs sources spécialisées qui annonçaient le retour à une période faste en 2016-2017, sur la base de plusieurs paramètres dont celui d'une baisse des stocks de l'Ocde, sont pour le moins caducs. Au point que le but recherché par les pays producteurs est désormais de maintenir les prix du brut à «un niveau raisonnable», c'est-à-dire entre 50 à 60 dollars le baril. Ce qui ne garantit pas l'opulence à leurs peuples, mais permettra au moins de «subsister jusqu'à la saison nouvelle»!
Dans ce magma de bonnes et mauvaises nouvelles entrelacées, l'Algérie dispose, dit-on, d'un palliatif représenté par la production et les exportations du GNL. Sise au 4ème rang mondial des pays exportateurs et fournisseur salué pour sa fiabilité constante dans la livraison de gaz à l'Europe du Sud, depuis de nombreuses années, l'Algérie «paye» les conséquences de la crise du pétrole. Les exportations algériennes par gazoducs ont certes chuté à 44 milliards de m3, en 2014, avec pour effet une réduction des ressources en devises. Car les ventes globales de gaz vers l'étranger, l'Europe principalement, ont été jusqu'en 2012 de 52 milliards m3 dont 90% destinés à la France, la Turquie, l'Italie et l'Espagne. Depuis, il y a eu le gel du gazoduc Galsi qui devait assurer l'exportation de 8 milliards de mètres cubes de gaz algérien par an, vers l'Italie, mais qui attend depuis 2003, année de son lancement, une reprise encore incertaine à cause des pressions de la partie italienne qui veut un prix spot plutôt qu'un prix à long terme tel que le revendique l'Algérie.
Il faut savoir que les efforts de modernisation et d'entretien des installations ont un coût et la Sonatrach aura dépensé quelque 68 milliards de dollars, au cours des dernières années, pour maintenir son potentiel d'exportation, investissement qui devait en principe être partagé par les pays desservis par les gazoducs GME vers l'Italie, via la Tunisie, l'Espagne, via le Maroc, et Medgaz reliant directement Arzew à Almeira, en Espagne également. Certains experts croient à une hausse de la demande pour les dix ans à venir mais à condition que les prix suivent une même envolée et permettent aux pays producteurs de faire face aux investissements nécessaires. Il semble qu'en réalité, ce ne soit là qu'un nouveau motif de bras de fer, voire même d'une guerre des prix, à laquelle il faut d'ores et déjà se préparer, les pays consommateurs, dont la production est en fort déclin, étant farouchement décidés à contester le prix spot et à profiter du gaz russe et qatari dans une conjoncture durable de faiblesse de l'or noir. D'où l'urgence de corréler la stratégie énergétique à la politique globale du pays, en matière de ressources humaines, tout particulièrement...

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