Prévisions pour le 25 Septembre 2018

 Adrar Min 25 °C Max 35 °C
30
 Laghouat Min 17 °C Max 30 °C
34
 Batna Min 13 °C Max 25 °C
30
 Biskra Min 21 °C Max 32 °C
34
 Tamanrasset Min 22 °C Max 30 °C
23
 Tlemcen Min 16 °C Max 27 °C
32
 Alger Min 21 °C Max 26 °C
34
 Saïda Min 18 °C Max 29 °C
32
 Annaba Min 21 °C Max 27 °C
34
 Mascara Min 16 °C Max 30 °C
32
 Ouargla Min 23 °C Max 34 °C
32
 Oran Min 21 °C Max 26 °C
34
 Illizi Min 24 °C Max 36 °C
30
 Tindouf Min 23 °C Max 33 °C
32
 Khenchela Min 13 °C Max 24 °C
30
 Mila Min 17 °C Max 26 °C
30
 Ghardaïa Min 20 °C Max 31 °C
32
Accueil |Nationale |

SELLAL EXPLIQUE COMMENT L'ALGÉRIE A RÉSISTÉ AU CHOC PÉTROLIER

La recette d'une parade

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font
Un accord sur les niveaux de production est impératifUn accord sur les niveaux de production est impératif

«L' Algérie a le souci constant d'instaurer un véritable esprit de dialogue et de concertation entre les différents acteurs de la scène énergétique mondiale»

En dépit de la «sévérité du choc pétrolier» qui a réduit de moitié ses revenus, l'Algérie «résiste» et ses indicateurs macroéconomiques demeurent «relativement stables». Ce sont là les propos du Premier ministre, prononcés lors de son discours d'ouverture de la 15e édition du Forum international de l'énergie. Cette précision est un message à l'ensemble des participants à cette rencontre internationale quant à la solidité de l'économie algérienne dont certains «observateurs» avaient prédit l'effondrement.
Les prévisions catastrophistes ne se sont pas réalisées, grâce notamment à des réformes «lancées dans le cadre d'un nouveau modèle de croissance qui doit mettre nos modes de gouvernance économique en conformité avec les standards internationaux en termes d'efficacité et de rationalité», a souligné le Premier ministre. «Un consensus national a été bâti pour opérer la diversification de l'économie nationale vers la création de richesses et mieux l'arrimer à l'économie mondiale», a-t-il précisé.
L'Algérie tient le coup et l'initiative d'organiser ce forum et la réunion informelle de l'Opep ne relève pas d'un intérêt étroit, mais procède d'une vision globale qui vise à faire converger les points de vue des uns et des autres au bénéfice de tous.
«Les principaux acteurs du cartel énergétique se doivent d'aboutir à un accord sur les niveaux de production pour conforter durablement les cours», a affirmé le Premier ministre. Pour sa part, «l'Algérie militait pour la formation d'un prix juste et raisonnable permettant les investissements dans la chaîne énergétique, la rémunération des producteurs, la sécurisation de l'approvisionnement des consommateurs et la stabilité des marchés», a-t-il soutenu. Faute de quoi, «les marchés connaîtraient des perturbations si graves qu'elles mettraient en péril à terme, la viabilité de l'industrie pétrolière et entraîneraient l'économie mondiale dans un long cycle de récession», a-t-il indiqué. Cette réunion se tient alors que le marché pétrolier entame sa troisième année de contraction brutale et de grande détérioration des cours en raison de la surproduction. «Objectivement, cet état de fait ne sert les intérêts d'aucun pays au monde», a souligné Abdelmalek Sellal.
«Les membres du cartel et les autres producteurs doivent légitimement pouvoir proposer leurs produits dans un cadre de stabilité assurant des revenus suffisants pour couvrir leurs réinvestissements et stimuler la croissance économique et le progrès social.» Pour leur part, dit-il, «les pays consommateurs sécuriseront leurs approvisionnements sur le moyen et le long terme, en menant des politiques énergétiques visibles afin de permettre aux producteurs de mieux cerner leurs investissements en évitant les distorsions d'un marché non mature».
«L' Algérie a le souci constant d'instaurer un véritable esprit de dialogue et de concertation entre les différents acteurs de la scène énergétique régionale et mondiale», a-t-il indiqué. Pour le Premier ministre, dans ce monde «tourmenté et incertain, il nous faut refuser le fatalisme et la résignation et regarder vers l'avenir avec optimisme et détermination». Il a assuré que ce forum était un «message d'espoir et contribuera certainement, à cet élan positif de confiance car il s'agit d'une rencontre d'intérêt susceptible d'apporter de la visibilité et de la stabilité aux marchés, de relancer la croissance de l'économie mondiale et finalement, d'oeuvrer pour le bien-être des citoyens du monde». Abdelmalek Sellal a souligné qu'après un quart de siècle d'existence, il convient de réfléchir au sein de ce forum sur les voies et moyens de faire avancer le dialogue énergétique mondial. Il a affirmé, dans ce cadre, que la 15ème réunion ministérielle offrait «une occasion idoine pour échanger et entamer la convergence vers les perspectives globales et durables».
Le Premier ministre a soutenu, que «l'Algérie n'épargnera aucun effort, dans ce sens, et invite tous les autres acteurs à s'engager résolument sur cette voie». Il a ajouté que «ce besoin de dialogue et de compréhension mutuelle ne s'est jamais autant fait ressentir que depuis le début de ce siècle marqué par un paradoxe frappant: «D'un côté, une parfaite connaissance des enjeux et défis planétaires, une rapidité jamais égalée dans les déplacements des personnes et des informations et des capacités humaines au développement paroxystique». Il a expliqué que face à cela «nous notons une frustrante incapacité à faire régner la paix, à sortir des populations entières de la misère, à relancer une économie mondiale en difficulté permanente et construire notre maison commune pour la léguer dans un état convenable à nos enfants».

Propos d'experts

Toufik Hasni, spécialiste en transition énergétique

«Trois scénarios possibles sont envisageables lors de la réunion informelle de l'Opep qui se tient aujourd'hui au Centre international des conférences d'Alger: appeler à une réunion extraordinaire est le scénario le plus optimiste, mais difficile à atteindre car il me semble que certains membres de l'Opep ne sont pas prêts à accepter un gel de la production. Le scénario pessimiste serait lié à un désaccord majeur entre les membres. Maintenant, le scénario médian et qui nous semble être l'objectif visé est d'abord de recréer la cohérence au sein de l'Opep, une condition qui n'est pas réunie actuellement au niveau de cette organisation. Le travail qu'a accompli l'Algérie dans ce sens est très important, dans la mesure où on va tenter de parler d'une seule voix. Ce qui est également possible est qu'on puisse s'entendre. Le timing ne joue pas en faveur d'un gel de la production puisque les engagements de plusieurs pays comme l'Iran, l'Irak sont d'augmenter leur production. Si on arrive à différer la décision de gel de la production jusqu'à la fin de l'année, qui est le délai visé par tous, à ce moment-là, la rencontre d'Alger sera une réussite.»

Professeur Chems Eddine Chitour
«Du point de vue de la production et de la consommation, l'Opep produit 33,5 millions de barils par jour, l'année dernière l'a été à moins de 900.000 barils par jour, sans parvenir pour autant à stabiliser les prix. Cela veut dire que si on reconduit le gel de la production de l'Opep, il n'y aura rien car le prix du pétrole va encore diminuer. La réduction de 5% de la production des pays de l'Opep et de la Russie est la seule solution qui vaille pour stabiliser les cours des hydrocarbures. Dans ce cas de figure, l'Arabie saoudite se dit d'accord pour se joindre à cette entente si l'Iran accepte cet avis et gèle sa production à son niveau actuel, c'est-à-dire à 3,6 millions de barils par jour. Donc, on peut aller vers la réduction entre 2 et 2,5 millions de barils/jour pour permettre au cours des hydrocarbures d'atteindre la barre de 60 dollars le baril. Pour en arriver là, l'Opep ne doit pas rester enfermée sur elle-même. Cette organisation doit développer un dialogue entre les pays consommateurs et l'Agence internationale des énergies renouvelables pour pouvoir créer un modèle de consommation d'énergie qui préserve la planète. Il faudrait que le niveau du prix recherché puisse convenir à la fois aux pays producteurs et consommateurs d'autant que dans les pays consommateurs, les multinationales ont besoin d'un prix de baril élevé. Il faut dégager un consensus entre les pays de l'Opep, hors Opep, notamment la Russie, l' Iran et l' AIE. Il faut qu'on fasse des efforts, ce qui est le but de cette rencontre, pour arriver rapidement à réduire de 5% le volume de production globale.»

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha