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EDUCATION NATIONALE

L'école et la politique ne font pas bon ménage

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Certes, tout ne baigne pas dans l'huile, mais beaucoup a été fait en matière de promotions, de formation et de remise à niveauCertes, tout ne baigne pas dans l'huile, mais beaucoup a été fait en matière de promotions, de formation et de remise à niveau

L'indignation de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, partagés entre des favorables aux actions de la ministre et ses opposants à rendre la réforme dénuée de ses vrais objectifs, pour devenir une chasse à l'homme.

L'école doit rester en marge de la politique politicienne. Le secteur de l'éducation est sous la loupe et les tirs groupés de diverses mouvances qui par un passé récent avaient semé la peur, la tristesse, le désespoir, la violence et conduit l'Algérie à la faillite totale. Aujourd'hui, une ministre a décidé de secouer le cocotier. Elle s'est engagée dans un chantier miné. Tout le monde a en tête ces associations de parents d'élèves qui du temps des autres ministres nommaient et dégommaient les cadres. Ces associations qu'on rappelait au bataillon quand il s'agissait de dénigrer l'enseignant. Ces mêmes associations et partenaires sociaux qui ne quittaient pas les couloirs du ministère pour «régler» leurs affaires. Benghebrit, dès son installation, a ouvert les portes aux vrais représentants et a convaincu de l'utilité et de la nécessité d'une charte de déontologie. Certes, tout ne baigne pas dans l'huile, mais beaucoup a été fait en matière de promotions, de formation et de remise à niveau.
La pédagogie reprend ses droits. Sur le terrain, cette décision se concrétise par le déploiement des inspecteurs qui, hebdomadairement, organisent des rencontres, des séminaires et des visites. Les enseignants sont livrés à eux-mêmes. Savez-vous qu'il y a des enseignants qui n'ont pas été inspectés depuis plus de 10 ans? Sans formation, depuis la fermeture des ITE et des ENS, des enseignants recrutés sur le tas vaguaient à vue. Les concours qui étaient organisés localement étaient la brèche qui avait permis le clientélisme et la corruption. La ministre a eu le devoir et le courage de le dire clairement. D'autres auraient préféré l'annoncer en catimini. Le contenu des programmes et leur révision sont un travail colossal. Juger une ministre et lui faire un procès d'intention au motif qu'elle est antinationaliste, ou d'une religion autre que celle qui est prônée en Algérie est une tendance à aller vite en besogne.
L'indignation de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, partagée entre des favorables aux actions de la ministre et ses opposants a rendu la réforme dénuée de ses vrais objectifs pour devenir une chasse à l'homme. Quelle place reste-t-il aux pédagogues qui, faut-il le rappeler, sont les premiers et les derniers concernés par ces changements. Après le coup du baccalauréat qui ressemble étrangement à celui fomenté du temps de Benmohamed, un autre ministre compétent, poussé vers la porte de sortie, les adeptes du mobilisme et du travail des coulisses sont revenus à la charge. Retenu comme motif et concernant cette carte (page 654 du livre de géographie) qui a soulevé les critiques, les détracteurs doivent retourner à l'école et apprendre que depuis Arafat et les accords d'Oslo après ceux de camp David, les Palestiniens ont reconnu tacitement et quelquefois explicitement l'existence d'Israël.
La reconnaissance ou non de l'entité sioniste est une affaire politique dont l'école algérienne n'a pas besoin. Un responsable politique algérien qui s'aligne sur la tendance du moment vante les mérites d'un chef d'Etat d'un pays, la Turquie pour ne pas la citer, qui entretient des relations très fraternelles avec l'entité sioniste, c'est-à-dire même pas juive. Parce que l'école est au fond de l'abîme, il est impératif de donner du temps à son sauveur. Les indices sont favorables. Les lacunes apparaîtront avec le temps, il suffira alors de les corriger. L'école algérienne ancienne a formé des sommités qui exercent à travers les quatre coins de la planète. N'est-ce pas l'objectif avoué que vise la réforme?

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