Prévisions pour le 24 Septembre 2018

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DÉVELOPPEMENT DU TOURISME

A quand la prise de conscience?

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Un secteur vecteur de plus-value et créateur d'emploisUn secteur vecteur de plus-value et créateur d'emplois

«Le maire décide, le chauffeur désobéit sans se soucier des risques qu'il encourt sachant à l'avance qu'il ne risque aucun reproche», dira un résident de Bousfer-Plage.

Rien de particulier n'indique que la plus grande ville touristique du pays a célébré hier la Journée internationale du tourisme. Hormis le programme classique concocté par le département du tourisme en collaboration avec l'administration de la wilaya et la direction du tourisme d'Oran, celui-ci (le programme) a été axé essentiellement sur la sortie du ministre en se rendant dans plusieurs infrastructures hôtelières, supervisant des projets en voie de concrétisation comme l'Ecole nationale de l'hôtellerie dont les travaux ont été confiés à la Société de l'investissement hôtelier (SIH) et le chantier portant sur la réhabilitation de la chapelle de Notre-Dame du salut, Lalla Meriem d'Oran. C'est donc à une course effrénée à laquelle s'est donné le ministre du Tourisme et la délégation qu'il guidait. Celle-ci était composée essentiellement de cadres centraux. Le tourisme, ce secteur névralgique, n'est pas un simple point de vue. Il participe amplement à l'épanouissement de l'économie nationale, tout en enflant ses rentes. A titre d'exemple, la wilaya d'Oran peut aisément prendre les devants de la scène touristique de toute l'Algerie, vu les atouts qu'elle possède, à commencer par sa grande station balnéaire d'Aïn El Turck, les sables fins des plages des Andalouses, Bousfer-Plage, les Dunes, Mers El Hadjadj, El Macta, Krystel, Aïn Franine dans la commune de Gdyel, etc. «On s'en fout tant que les estivants viennent!». Une telle sentence trouve son terrain d'application dans une wilaya où on tente le coup pour lui coller l'étiquette de métropole régionale, sans la mériter.
Au vu des potentialités dont elle regorge, El Bahia peut facilement rivaliser avec les villes touristiques méditerranéennes comme Sousse, Carthage et pourquoi pas Malaga, Ibiza et Istanbul? Rien n'est malheureusement fait. La gratuité de l'accès aux plages tant promise, aussi bien localement qu'au niveau central, n'est que des paroles en l'air. Les solariums reviennent en force dès le coup d'envoi officiel de la saison estivale. Leurs propriétaires harcèlent le baigneur, le sommant de payer à l'avance dès que celui-ci fourre ses pieds dans le sable. Idem pour les espaces de stationnement.
La facture est payée dès que l'estivant gare sa petite caisse. Celui-ci, réticent ou encore belliqueux, aura droit à un traitement exceptionnel en faisant l'objet d'une correction. Si l'agression sauvage lui est épargnée, il sera manu militari chassé du parking dont la surveillance est autoproclamée par des parkingueurs n'ouvrant aucun droit. Tenter de s'entêter en demandant des tickets est synonyme d'exposition à des coups violents qui lui seront assénés à l'aide de battes de base-ball et autres objets comme les «matrags» et autres gourdins. C'est la loi de la jungle, plutôt du plus fort. L'estivant, en quête d'une petite détente, rentre tout déçu après avoir souffert pendant plus de deux heures des aléas de la chaleur édictée par les longues attentes ob-servées dans les embouteillages de la circulation se formant tout au long des 20 kilomètres séparant la ville d'Aïn El Turck du chef-lieu de la wilaya d'Oran. Idem pour les jet-skis. Malgré toutes les interdictions les frappant, ces gros joujoux aux moteurs vrombissants continuent de menacer les estivants, mettant leurs vies en danger immédiat.
L'estivant, en déambulant pieds nus sur les sables des Andalouses, peut facilement voir son plat de pied tranché par une boîte de conserve métallique laissée sur place par l'estivant manquant de civisme et des notions de citoyenneté. Aucune autorité ne daigne bouger pour déjouer ces embûches où le tourisme manquera d'exploser. Ce n'est pas tout. Le nettoiement constitue l'une des plus grandes omissions des responsables locaux.

Les charognards se déchaînent
«Le maire décide, le chauffeur désobéit sans se soucier des risques qu'il encourt sachant à l'avance qu'il ne risque aucune réprimande tant que son chef hiérarchique, le défendant est syndiqué», dira un résident de Bousfer-Plage. Pourtant, les autorités locales imaginent la réussite de la saison estivale bien avant son entrée en vigueur. Le wali, ordonnateur, a mis l'accent sur la nécessité d'être présent de jour comme de nuit dans les préparatifs de la saison estivale, en embellissant les plages, bitumant les routes, enjolivant les routes principales, animant les villes côtières.
Les élus locaux, en particulier ceux des localités côtières, haussent les épaules en signe d'acquiescement. Plusieurs de ces responsables locaux ne donnent plus signe de vie dès que le budget de wilaya atterrit dans la caisse communale. Aussi, peu de ces élus osent lever le petit doigt pour mettre au parfum le wali sur les véritables raisons pouvant mener droit vers le pourrissement pouvant entacher la saison estivale. La presse locale et nationale fait état des dépassements lambda orchestrés un peu partout sur les plages autorisées à la baignade. Pas d'écho, notamment pendant le mois d'août. «Le maire est en congé.» Une telle phrase revient comme un leitmotiv sur les lèvres des agents de gardiennage implantés comme des cerbères devant les entrées des enceints abritant les sièges des APC.
A Aïn El Turck, c'est le chef de daïra qui suit en personne les opérations de collecte des déchets. Le tourisme n'est pas tributaire de la mer ni encore moins des bars, restaurants et dancings. A Oran, les discothèques font recette lorsque les cheb et les chebate se relayent à tour de rôle sur la petite scène, vantant les moins avares, claquant plusieurs milliers de dinars dédiés à Soussou Mkalcha partageant la bouteille de whisky avec son prince charmant de circonstance, Houari Tôlier, ou bien Kaddour la Ferraille, Moh Lingot, Ali Baba et les 40 voleurs, etc.

Les voyagistes n'aiment pas l'Algérie!
Ihrane, cette ville des Deux Lions et aussi ses sites historiques remontant à des siècles. Le vieil Oran, Sidi El Houari, est témoin de plusieurs civilisations, n'est visité que lors des missions officielles. Là, on fait appel à Massinissa Ourabah pour babiller de l'historicité d'Oran, ses murailles, ses portes, ses châteaux forts, ses tunnels détail par détail sans risque d'omettre aucun repère historique. Kaddour Metaïr n'est lu qu'à travers ses oeuvres portant les donjons et forts d'Oran. Ces oeuvres trouvent certes, preneurs, mais chez une classe bien définie, l'intelligentsia. Oran est en position pour régner sur le tourisme régional en rivalisant avec les grandes villes du Bassin méditerranéen.
Les bilans de 2016 constituent une preuve palpable. Oran a, durant les trois mois d'été, accueilli près de 20 millions d'estivants», a-t-on indiqué au niveau de la direction du tourisme. Elle n'a toutefois pas réussi à capter ne serait-ce qu'un tant soit peu 1,5 million de touristes partis en Tunisie sans compter ceux ayant opté pour les destinations européennes comme l'Espagne, la France, le Portugal, la Turquie, etc. Une telle responsabilité est attribuable aux voyagistes ne défendant que rarement la destination Algérie. Or, des cartes postales faisant l'éloge des capitales mondiales sautent aux yeux dès que le touriste met les pieds dans les bureaux des agences de voyages.
Voyager est une rude épreuve pour plusieurs milliers d'Algériens, vu l'inflation et la faiblesse du pouvoir d'achat. Qu'a-t-on donc fait pour faire profiter ces Algériens des ressacs de la mer? Rien.
Les prix des chambres d'hôtel sont inaccessibles, voire choquants alors qu'en Tunisie un budget de 200 euros est suffisant pour se prélasser pendant 10 jours dans les salons des complexes touristiques de la somptueuse ville touristique de Sousse.
Les chérifs, suzerains du tourisme national, ont compris le jeu et l'enjeu. Ils se sont mis dans l'assiette touristique la garnissant sur toutes ses facettes avant de l'offrir tout prête à leur client-touriste venant des quatre coins du pays et de l'étranger.
Dans leur investissement, ils ont réussi à mettre en place une chaîne touristique répondant aux standards mondiaux. Aujourd'hui, ils ne se plaignent pas tant que leurs clients sont satisfaits.
Le département d'Abdelouahab Nouri qui a célébré hier la Journée mondiale du tourisme dans un contexte particulier marqué par la chute crescendo des cours du pétrole est plus que jamais appelé à revoir sa copie en faisant sauter les verrous bloquant le tourisme tout en faisant de secteur un créneau accessible en assouplissant davantage l'investissement tant qu'il est rentable, la crise actuelle oblige. D'autant que ce secteur est vecteur de plus-value et créateur d'emplois.

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