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TRIBUNAL CRIMINEL D'ORAN

Trois terroristes condamnés à la peine capitale

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Pour étayer son plaidoyer, l'avocat général a pris en compte tous les faits contenus dans le dossier d'accusation reposant essentiellement sur le terrorisme.

Peine capitale. Tel a été le verdict qui a été prononcé contre trois terroristes, dont deux en fuite, accusés d'avoir assassiné en 2014 le maire de la commune de Bordj l'Emir Abdelkader, en l'occurrence Chelghoum Benyoucef âgé de 56 ans. Les mis en cause, en compagnie de plusieurs de ses acolytes, ont été jugés et condamnés à la fin de la journée de mercredi par le tribunal criminel près la cour d'Oran. Un tel procès, qui a connu une présence non moins importante des membres de la famille de la victime et celles du mis en cause, a été bouclé par le prononcé des peines non moins lourd contre huit autres accusés ayant été cités dans une telle affaire. Plusieurs de ces derniers ont été condamnés à la perpétuité alors que d'autres écopent de l'emprisonnement ferme pour une durée de 4 années. Aucun des présents n'attendait un quelconque verdict, hormis celui qui a été prononcé. D'autant plus, que l'avocat général n'a pas été indulgent en se mettant dans son plaidoyer et le résumant sur la nécessité de revoir une autre fois le cas des accusés se trouvant en fuite. La plaidoirie était certes laconique, mais très explicite en plaidant pour la nécessité de consacrer de nouveau un autre procès contre le reste des membres du groupe terroriste en fuite faisant l'objet de recherches. Pour étayer son plaidoyer, le représentant du ministère public n'a, en se référant à la réglementation, rien laissé au hasard en prenant en compte tous les faits contenus dans le dossier d'accusation reposant essentiellement sur un délit gravissime lié au terrorisme, constitution d'un groupe de terroristes et incitation au terrorisme. La défense, elle, a, à plusieurs reprises, tenté plusieurs manoeuvres pour disculper leurs mandants. En vain. Les preuves apportées par les enquêteurs sont accablantes. Une telle affaire n'est pas aussi simple, étant donné qu'elle a été signée au nom du terrorisme. La victime n'est autre que le maire de la commune de Bordj Emir Abdelkader. Celui-ci était propriétaire d'une exploitation agricole située dans le lieudit El Forcha, localité rattachée à la wilaya de Tissemsilt. Les faits remontent au mois de décembre 2014 lorsque le corps du président de l'APC de Bordj Emir Abdelkader a été retrouvé sans vie. Aussitôt dépêchés sur les lieux, les enquêteurs ont, dans leurs premières investigations, conclu que la victime avait reçu une balle qui lui a été logée en plein crâne avant qu'il ne soit égorgé. Une vaste opération de recherches d'informations, aussi petites soient-elles, a été déclenchée. L'enquête a vite fait d'être concluante. Dans le tas 20 personnes ont été interpellées dont «l'ange» gardien de l'exploitation agricole du maire. Celui-ci avait constitué l'élément clé dans le crime fomenté et perpétré contre le P/APC en l'exécutant impitoyablement dans sa ferme. Le relevé d'appels téléphoniques établi par les enquêteurs a attesté une telle réalité incontournable. En effet, c'est durant la nuit macabre que le gardien de ladite exploitation a pris attache avec son employeur l'informant que le troupeau était atteint d'une étrange maladie. Le maire a accouru aussitôt pour s'enquérir de l'état des lieux. Arrivé sur le champ, une seule balle terroriste lui a été fatale en l'atteignant mortellement en pleine tête. L'ayant achevé à coups d'objet contendant, ses bourreaux prendront la fuite et s'évaporeront dans la nature. Les enquêteurs, eux, ne se sont pas lassés en abordant, étape par étape, leur enquête en commençant par auditionner le gardien de la ferme. Celui-ci a, durant toute l'enquête maintenu ses dires en affirmant avoir été surpris par l'incursion d'un groupe de terroristes l'ayant ligoté lui et son fils. Le juge d'instruction, lui, n'était par contre pas dupe en remettant en cause de bout en bout la version que le suspect défendait. Le juge d'instruction a été ingénieux en réussissant à rapporter d'abord la pièce vivante lui ayant permis de tirer au clair tout le reste de l'affaire. Il s'agit du relevé téléphonique contenant les appels formulés par le gardien en contactant son employeur le soir-même du drame. Celui-ci a peaufiné le dossier d'instruction en confrontant toutes les déclarations contradictoires qu'il a relevées en auditionnant, le gardien de la ferme.

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