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Un débat politique en faillite

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A entendre certains, on a l'impression qu'on a vite fait de réduire leurs programmes à l'esbroufe et à la calomnie.

Il est à craindre que les discours politiques et les propositions qui émergeront dans le cadre de la campagne pour les élections législatives de 2017 ne manqueront pas d'être alimentés par les préjugés, l'invective et la diffamation. Le débat politique est entré dans une nouvelle phase pas nécessairement productive. A entendre certains, on a l'impression qu'on a vite fait de réduire leurs programmes à l'esbroufe et à la calomnie. Les uns et les autres ont oublié qu'entrer dans l'arène politique est synonyme d'engagement en faveur d'un programme, d'une vision et d'une nation. À l'ère d'une nouvelle Constitution porteuse de très grandes espérances, les Algériens attendent beaucoup des politiques, ils attendent qu'on leur parle de projets d'avenir, ils attendent des propositions concrètes loin de toutes tentations démagogiques et électoralistes. Les citoyens sont dépités et déçus de ce triste spectacle, ils rejettent ces querelles de chiffonniers sortis des caniveaux de la République, qui n'intéressent que les concernés et encore... Ces derniers temps, le débat politique a exhalé une puanteur franchement peu ragoûtante. Un concours d'indignité nationale au sommet des formations politiques, qui a souligné, par contraste, une vérité oubliée: les citoyens-électeurs sont souvent bien plus méritants, plus lucides, et plus conscients de l'intérêt général que des politiciens et autres élus censés l'incarner. À défaut de les chasser, le moment est venu d'interpeller sérieusement, «ces politiciens kamikazes», qui veulent tout faire exploser sur leur passage. À les entendre, on a la sensation qu'on est en plein combat fratricide et non dans un débat sérieux autour des questions essentielles, autour des défis de l'heure. Il n'est pas question de les laisser enterrer les débats, ces esprits convenus sans foi ni loi, qui accaparent micros et tribunes pour mieux éteindre le débat: Ils doivent comprendre qu'ils sont en perte d'influence politique! À croire que certains esprits autoproclamés éclairés ont perdu la raison, la haine fuse de tous les débats, est-ce une fatalité? bien sûr que non! Notre classe politique ne sait pas débattre, ne sait pas communiquer. Nos politiques doivent se «challenger» sur le Noble projet «Algérie», tout en restant dans le politiquement correct. Au fond, ces «politiciens» qui peuvent avoir de nombreux points de convergence, et aussi des différences d'approche, et de désaccords parfois, doivent faire l'effort patriotique de comprendre que les différences de vues, n'ont jamais empêché un débat d'idées, un débat responsable et lucide, à la hauteur des grands défis qui attendent l'Algérie. Le débat politique est à l'agonie, la classe politique algérienne est-elle à ce point incapable de débattre, d'enclencher un débat d'idées? On en doutait depuis quelque temps...

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