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REGROUPEMENT À ALGER DES DIRECTEURS D'AGENCES CNAS

Le projet de loi de la retraite à 60 ans maintenu

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La caisse de retraite sera ruinée dans quelques années, si l'ordonnance du 31 mai 1997, stipulant le départ à la retraite sans conditions d'âge, n'est pas abrogéeLa caisse de retraite sera ruinée dans quelques années, si l'ordonnance du 31 mai 1997, stipulant le départ à la retraite sans conditions d'âge, n'est pas abrogée

La précédente loi avait été imposée par le FMI dans des circonstances particulières.

Seul un retour au rétablissement de l'obligation de départ à la retraite «à l'âge de 60 ans (55 pour les femmes) avec un minimum de 15 ans de travail», tel que l'énonce la loi du 2 juillet 1983, pourra contribuer au renflouement de la Caisse nationale des retraites (CNR) qui voit ses ressources fondre comme neige au soleil.
La caisse de retraite sera ruinée dans quelques années, si l'ordonnance du 31 mai 1997, stipulant le départ à la retraite sans conditions d'âge, n'est pas abrogée. C'est en ces termes directs et crus que le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohammed El Ghazi, s'est adressé hier aux directeurs des agences Cnas (Caisse nationale d'assurances sociales) du pays réunis à Alger pour évaluer les activités de recouvrement et de réalisation des objectifs de ce secteur du gouvernement.
A partir du 1er janvier 2017, a déclaré le ministre, on est obligés de «revenir à la loi du 2 juillet 1983, qui énonce notamment le «rétablissement de l'obligation d'un âge de départ en retraite à l'âge de 60 ans». Une crise financière aiguë menace cette caisse si jamais le Parlement n'adopte pas le projet de loi sur la retraite proposée, avertit El Ghazi.
Le ministre a cependant tenu à tranquilliser les travailleurs en les rassurant sur «le maintien des 32 ans de service, des 80% fixés pour la pension de la retraite, entre autres acquis que les pouvoirs publics comptent préserver».
Lors de son allocution d'ouverture des travaux de ce regroupement des cadres de la Cnas, qui s'est tenu hier au Centre familial de Ben-Aknoun, le ministre a expliqué que «l'ordonnance instituant le départ à la retraite sans condition d'âge, nous a été imposée dans le cadre de l'ajustement structurel du FMI, dans les conditions de l'époque. On doit se «débarrasser le plus vite possible» de ce boulet qui a provoqué la crise que traverse la CNR «qui ne doit sa survie qu'à la faveur de la solidarité inter-caisses». Il rappellera que des pays développés ont fixé le départ à la retraite à 60 ans, souvent à 63 dans certains pays européens». Il a recommandé la vigilance dans le traitement des dossiers car «beaucoup d'employés sont sortis prématurément en retraite, non pour se reposer mais pour dénicher un autre emploi. Des enseignants ont même ouvert des garages pour assurer des cours particuliers», s'est-il indigné.
El Ghazi n'a pas omis de louer les actions du président de la République de «maintenir les acquis sociaux». il précisera à ce sujet que «les acquis sociaux ne seront pas remis en cause, conformément au voeu du président de la République, et chaque 1er mai, une augmentation de la pension de retraite a été appliquée au profit des ayants droit.»
Abordant les dispositions de la LFC-2015, El Ghazi a annoncé que les résultats de sa mise en application sont «plus que satisfaisants» et de citer en chiffres que «les deux caisses, à savoir la Cnas et la Casnos ont respectivement généré des recettes de l'ordre de 1600 milliards de DA et 300 mds de DA».
Concernant la grève déclenchée hier dans la Fonction publique, El Ghazi a affirmé que, «contrairement à ce qui a été affirmé par divers syndicats, le mot d'ordre n'a pas été largement suivi». Globalement, a-t-il dit, on peut établir «un taux de suivi de 9,24%, soit 113.459 grévistes à peine sur plus d'un million de travailleurs (1227.498) que compte le secteur de la Fonction publique, dans les secteurs de la santé, la formation professionnelle, l'éducation, les finances et les collectivités locales».
La grève à laquelle ont appelé des syndicats autonomes de différents secteurs relevant de la Fonction publique (17-18 octobre) a enregistré au premier jour un taux de suivi national de 21%, a affirmé hier le ministre qui a indiqué que le taux de suivi de ce mouvement de protestation a atteint 9,24% au premier jour, selon les services de l'inspection du travail. Il a été précisé que le taux de suivi dans le secteur de l'Education nationale a atteint 16,63% dont 21% d'enseignants. Il a également indiqué que le taux a atteint 3,79% dans le secteur de la santé publique, 0,18% dans la formation professionnelle et 0,16% dans les collectivités locales.
13 syndicats autonomes de secteurs relevant de la Fonction publique avaient entamé une grève lundi pour l'annulation du projet de loi relatif à la retraite et le maintien de la retraite proportionnelle en vigueur depuis 1997.
Pour sa part, le directeur général de la Cnas, Tidjani Hassan Haddam, qui a énoncé les résultats de la LFC-2015, a révélé que «comparativement aux deux semestres des deux derniers exercices, une évolution de 10% a été constatée. Il détaillera que ce sont 153.042 employeurs qui se sont acquittés de la totalité des cotisations principales et bénéficié de l'annulation des majorations et des pénalités de retard alors que près de 19 000 employeurs ont souscrit un échéancier de paiement.
De nombreux employeurs se sont présentés volontairement pour déclarer près de 32.000 salariés, auxquels viennent s'ajouter quelque 17.321 autres affiliés volontairement.
Au total, ce sont près de 186.000 employeurs qui ont bénéficié de ces mesures, soit 51% de l'effectif employeurs du secteur économique.»
Profitant de ce regroupement, qui durera jusqu'à demain, le DG exhorte, via la presse, les employeurs qui ne se sont pas conformés aux dispositions de la LFC-2015, à se présenter aux agences Cnas, avant le 31 décembre 2016, pour s'acquitter de leurs cotisations. Le premier délai avait été fixé au 31 mars.

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