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APRÈS AVOIR OUVERT LE PREMIER CENTRE HYPERBARE EN ALGÉRIE

La Protection civile sauve deux plongeurs

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Un caisson de décompressionUn caisson de décompression

D'ici la fin de l'année en cours, la Protection civile ouvrira deux autres centres hyperbares, l'un à Oran, l'autre à Annaba.

En présence de journalistes, de médecins de la Protection civile spécialistes en médecine hyperbare ont procédé hier au sauvetage de deux éléments de la Protection civile victimes de la plongée sous-marine au niveau du désormais premier centre hyperbare en Algérie. Ce centre qui était jusqu'à hier, et ce, depuis 2005 un simple service d'hyperbare au niveau de l'Unité nationale d'instruction et d'intervention de la Protection civile à El Hamiz à Alger, sera désormais un centre à part entière spécialisé en médecine hyperbare. La promotion de ce service en un centre est venue en réponse, indique le docteur Habi, médecin-commandant à la Protection civile, à deux principales raison: la première est la croissance du nombre des victimes de la plongée sous-marine en Algérie, suite à l'émergence de plusieurs clubs amateurs en plongée sous-marine; la seconde est l'acquisition par la Protection civile de nouveaux équipements, à savoir deux caissons. La spécialité hyperbare qui est très développée en ce moment dans le monde, fera savoir le docteur Habi, est totalement inexistante au niveau des hôpitaux d'Algérie. «Les hôpitaux en Algérie se contentent encore de procurer des soins basiques pour les patients victimes de ces accidents», souligne le docteur Daoudi Karim médecin-commandant aux représentants de la presse. Les victimes de la plongée sous-marine risquent tous, en cas de non- prise en charge spécialisée, de continuer le reste de leur vie alités. La Protection civile, qui était dans l'impossibilité de prendre en charge tous les cas des victimes de la plongée sous-marine à l'échelle nationale au niveau du service hyperbare, pourra avec la réception de deux nouveaux caissons, d'ici la fin de l'année 2016, ouvrir deux autres nouveaux centres hyperbares, l'un à Oran et l'autre à Annaba. «Les centres hyperbares de la Protection civile recevront les victimes de la plongée sous-marine aussi bien parmi les professionnels de la Protection civile que parmi les amateurs des clubs de loisirs», a fait savoir Dr Habi. Interrogé sur les symptômes que présente une victime de la plongée sous-marine, le Dr Daoudi Karim, nous dira: «L'envie ininterrompue de gratter sa peau après la plongée, la faiblesse anormale, des difficultés dans la respiration, des difficultés dans la marche et de se tenir en position debout.» La victime de la plongée sous-marine, pour pouvoir s'en sortir indemne doit être accueillie dans un centre hyperbare dans les six heures qui suivent. Au-delà, la victime aura perdu de grandes chances de guérison. La prise en charge de la victime de la plongée sous-marine dans un centre hyperbare s'effectue grâce au caisson. Cet appareil, qui ressemble à un scanner, a pour fonction d'aider la victime à retrouver le rythme normal de la respiration chez l'être humain. «La victime de la plongée sous-marine se fait introduire par les médecins, après consultation dans cet appareil pour rester le temps nécessaire. «Il n'y a pas une durée standard pour tous les patients. La durée est déterminée en fonction de la gravité du cas. Elle peut durer quelques minutes, comme elle pourrait durer des heures. La prise en charge des victimes de la plongée-sous marine ne se fait pas en une seule séance. Le patient doit suivre plusieurs séances». De son côté, le colonel Achour Farouk, sous-directeur de l'information et des statistiques, a indiqué que la prise en charge des victimes de la plongée sous-marine est très coûteuse pour l'Etat.

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