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OPEP: APPLICATION DE L'ACCORD HISTORIQUE D'ALGER

Vienne, Le jour J!

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Le marché pétrolier est dans l'attente...Le marché pétrolier est dans l'attente...

C'est aujourd'hui que les pays membres de l'Opep et non Opep se retrouveront à Vienne pour annoncer ce qu'ils ont décidé pour équilibrer le marché.

Faux pas interdit pour l'Algérie qui a arraché de haute lutte l'accord conclu le 28 septembre en marge du 15ème Forum international de l'énergie. Son ministre de l'Energie est décidé à le faire aboutir contre vents et marées. Toutes les cartes sont désormais sur la table. Il ne reste plus qu'à les distribuer. Nourredine Bouterfa a appelé les pays producteurs à baisser leur production de 1,7 million de barils par jour. «Le gouvernement algérien a proposé une baisse de la production totale de l'Opep de 1,1 million de barils par jour», avait déclaré le ministre algérien de l'Energie à l'issue de son entretien, le 26 novembre à Téhéran, avec son homologue iranien, Bijan Zanganeh.Il «a également proposé que les pays producteurs non membres de l'Opep baissent leur production de 600.000 barils/jour», avait indiqué, le 27 novembre, l'agence Shana du ministère iranien du Pétrole.
Les premières réactions et non des moindres sont encourageantes. Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue iranien, Hassan Rohani, ont fait part lundi soir de leur soutien aux mesures prises par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en vue de limiter la production de l'or noir, rapportait l'AFP dans une dépêche datée du 28 novembre. Au cours d'une conversation téléphonique, les deux dirigeants ont «convenu de continuer à coordonner leurs efforts sur les marchés mondiaux énergétiques, y compris concernant le dialogue sur l'énergie entre la Russie et l'Opep», indiquait un communiqué du Kremlin. «L'importance des mesures prises par l'Opep en vue de limiter la production de matières premières, a été soulignée comme un facteur essentiel de la stabilisation des marchés mondiaux du pétrole», soulignait la même source. Tout indique donc que l'intense ballet diplomatique mené par le ministre algérien de l'Energie s'apparente à des réglages, de dernière minute, pour que la décision finale qui sera rendue publique aujourd'hui soit assez vigoureuse afin de produire l'électrochoc qui propulsera les cours de l'or noir au moins au-dessus de la barre symbolique des 50 dollars, dans l'immédiat. Le marché restait pourtant nerveux et effaçait pratiquement ses gains de lundi. Hier, vers 12h00 à Alger, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 47,41 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 83 cents par rapport à la clôture de lundi.
A New York c'était carrément la dégringolade. Autour de 14h00, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, perdait 1,81 dollar à 45,27 dollars sur le contrat pour livraison en janvier au New York Mercantile Exchange, alors qu'il avait progressé de plus d'un dollar la veille. Le baril se montre nerveux. Le consensus autour d'une baisse de la production de l'Opep demeure entouré d'incertitudes. Le nuage de fumée n'est apparemment pas totalement dissipé. Les experts contribuent en tout cas à l'entretenir.
«Le comité de travail n'a pas fait de progrès visibles, et il ne reste plus que la réunion officielle. L'Arabie saoudite aurait probablement souhaité trouver un accord avant, pour pouvoir annoncer la participation de la Russie dans la journée, mais l'Iran fait obstacle», pense savoir Olivier Jakob, de Petromatrix. Après avoir attendu plus de deux mois, le baril aura oscillé entre rumeurs, doutes et déclarations rassurantes. Il sera fixé aujourd'hui. Ce sera la résurrection ou la descente aux enfers. Nourredine Bouterfa a prévenu: «Si un accord était trouvé à Vienne (le 30 novembre, Ndlr), le prix du baril pourrait remonter à 60 dollars d'ici la fin de l'année contre moins de 50 actuellement.»
Autrement? «Ce sera une sanction du marché qui pourrait conduire les prix à chuter en dessous du seuil des 40 dollars», a averti le ministre de l'Energie. Le suspense est total et savamment entretenu. «Est-ce que l'Opep va être capable de sortir quelque chose de son chapeau à la dernière minute?», s'est demandé Kyle Cooper, de IAF Advisors tout en ajoutant: «Tout se résume à cela.» C'est parti pour que cela se joue dans les ultimes foulées...

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