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ANNABA

Chekhchoukha, Tighrifin et Sfendj

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Cet événement aux origines ancestrales est célébré à Annaba et renseigne sur une jalouse sauvegarde des principes identitaires et culturels.

Comme chaque année, Annaba fête le Nouvel An amazigh «idh Yennayer», qui coïncide avec le 12 janvier.
Les préparatifs des festivités du Nouvel An amazigh, ne diffèrent en rien de ceux de la nouvelle année de l'Hégire ou de la nouvelle année grégorienne. Célébré dans plusieurs villes de l'Algérie, l'occasion met en valeur la terre et ses produits. Deux préceptes qui disent long sur l'attachement des Amazighs à la terre et à sa mémoire. La fête de Yennayer, c'est aussi plusieurs us et coutumes propres à la culture amazighe, notamment sur le volet gastronomique où plusieurs mets sont préparés pour l'occasion, notamment le célèbre «aftir oukassoul», le couscous kabyle et le «baghrir».
Pour la région d'Annaba, c'est la fameuse «chakhchoukha, tighrifin (crêpes)», «sfenj à la farine (beignets)» et la «zrira» connue chez les Annabis sous le nom de «rouina», et autres plats et gâteaux rappelant des saveurs rares du terroir amazigh qui n'a rien perdu de son authenticité. Sans oublier la «kchkcha», un mélange de fruits secs, noix de cajou, amandes, noix et pistaches entre autres. Principaux accompagnateurs du délicieux «mesfouf», couscous sucré au raisin sec, dégusté avec du «l'ben» (petit lait).
Un plat incontournable de la circonstance, notamment pour la veillée où de longues palabres, autour d'histoires se rapportant aux origines d'idh Yennayer et aux contes de fée amazighs égayent à plus d'un égard, les familles annabies qui ne lésinent pas sur les dépenses. Ces dernières, même en pleine crise et surtout en pleine hausse des prix, les frais occasionnés pour la célébration du Nouvel An amazigh, ne font pas de bobo aux bourses des Annabis. Les rituels du Nouvel An amazigh à Annaba reflètent la place conférée à la culture amazighe dans l'esprit des populations. Une culture qui va de pair avec l'essence même de l'officialisation de la langue amazighe et avec l'esprit atypique des Annabis, qui reconnaît la commémoration du Nouvel An amazigh patrimoine immatériel et identitaire de l'Algérie. C'est dans cette optique et en perspective de célébrer comme il se doit la nouvelle année amazighe, que les ménages ont, comme à l'accoutumée, laissé libre cours à leurs agissements, à leurs gourmandises et se donnent avec ferveur à la préparation de Yennayer, les uns dans leurs traditions et les autres selon leurs moyens. L'essentiel est que les uns et les autres seront réunis dans la convivialité d'une fête, qu'elle soit kabyle ou annabie, l'important est que Ghouraya et Bouna font partie d'une seule et unique mythologie algérienne. Cette dernière et beaucoup d'autres ne laissent aucun indifférent à ce patrimoine identitaire et culturel de l'Algérie. Pour preuve, le programme concocté par la direction de la culture de la wilaya d'Annaba, sous l'égide de Youcef Cherfa, wali d'Annaba, pour la célébration de la nouvelle année amazighe 2967, qui coïncide avec le 12 janvier de chaque année. Il est retenu pour cette fête qui s'étalera jusqu'au 15 du même mois, un panel d'activités dont, la projection du film en langue amazighe sur l'icône berbère Lalla Fatma N'soumer, lecture de poésie amazighe, avec la poétesse Bouraoui Jijika de Tizi Ouzou, ainsi que des chansons et des danses folkloriques kabyles seront présentées par la troupe de Ait Ghuebri de Tizi Ouzou, entre autres invités pour célébrer en convivialité le Nouvel An amazigh à Annaba.

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