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FACE AUX PERTURBATIONS ÉCONOMIQUES, SOCIALES ET SÉCURITAIRES...

L'armée dresse le rempart

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L'Algérie a considérablement renforcé ses troupes aux frontièresL'Algérie a considérablement renforcé ses troupes aux frontières

Si sur le plan de l'intégrité territoriale l'ANP et l'ensemble des forces de sécurité veillent au grain, en ce qui concerne les autres menaces qui risquent de déstabiliser le pays il s'agit d'une autre paire de manches.

C'est sans conteste rassurant de se savoir protégé en ces temps d'incertitudes. De vivre en paix et en sécurité sans avoir à craindre de subir un attentat terroriste même si la menace persiste toujours. Les grandes capitales et villes du monde ont été et continuent d'être ébranlées et endeuillées par des opérations kamikazes d'une violence et d'une sauvagerie qui nous renvoie, nous Algériens, à cette décennie noire de triste mémoire. 200.000 morts. C'est le prix payé par le peuple algérien pour ne pas sombrer dans les ténèbres en optant définitivement pour une «Algérie qui avance». Le terrain doit être constamment déminé pour que ce choix, cette orientation, ne demeurent pas au stade embryonnaire ou soient étouffées dans l'oeuf. Car que l'on veuille ou non, c'est d'une seconde «révolution» qu'il s'agit. Pour la mener à bon port, il faut faire preuve de vigilance à toute épreuve. Une mission que l'ANP assume admirablement. Dans sa revue, El-Djeich, dont l'édito du dernier numéro s'intitule «Nos valeurs nationales: une lanterne qui nous Eclaire» elle assure que «L'Armée nationale populaire (ANP) est pleinement consciente qu'à la lumière de la conjoncture internationale et régionale actuelle, la sécurité de l'Algérie, au présent et au futur, ainsi que sa prospérité dans la stabilité et la quiétude, restent au-dessus de tout». L'Algérie est encerclée par une ceinture de feu. Les révolutions arabes au Maghreb (Libye et Tunisie) ont donné un souffle nouveau aux groupes terroristes qui se sont surarmés après avoir puisé dans les arsenaux de l'ex-guide de la Jamahiriya, Mouaâmar El Gueddafi les dotant d'une puissance de feu qui a failli se solder par la partition du Mali. C'est donc tout à fait légitimement que l'Algérie a considérablement renforcé ses troupes aux frontières pour faire face à d'hypothétiques actions terroristes spectaculaires du même type que celle qui a ciblé le site gazier d'In Aménas et faire échec à la contrebande de tout type (trafic de drogue, d'armes, de carburant, de denrées alimentaires...) qui gangrène l'économie nationale...Et il ne se passe pas un jour où ne soit asséné un coup décisif aux dernières poches terroristes à leurs desseins subversifs. «Il apparaît clairement, aujourd'hui plus que jamais, que les défis de l'heure imposent à tous de s'astreindre au plus haut degré à la vigilance afin de faire avorter les manoeuvres et complots, pour que l'Algérie demeure comme elle l'a toujours été, un bastion imprenable pour ses ennemis, une Algérie forte et fière, attachée à nos référents nationaux riches en épopées héroïques...», souligne El Djeïch. Si sur le plan de l'intégrité territoriale l'Armée nationale populaire et l'ensemble des forces de sécurité veillent au grain, en ce qui concerne les autres menaces qui risquent de déstabiliser le pays il s'agit d'une autre paire de manches. Les derniers événements qui ont secoué la wilaya de Béjaïa en disent long sur la fragilité de la stabilité sociale qui a été exacerbée par la dégringolade des prix du pétrole.
La trésorerie du pays a été mise à mal. Les décisions prises par le gouvernement à travers notamment la loi de finances 2017 se sont avérées un bien hypothétique palliatif qui a créé de surcroît une incompréhension et une opportunité pour les spéculateurs de nombreux secteurs commerciaux d'être à l'origine d'une flambée des prix exceptionnelle. Elle concerne en particulier pratiquement tous les produits de consommation. Une situation que les pouvoirs publics n'ont pu maîtriser, qui a servi de prétexte à des groupuscules plus enclins à mettre le pays à feu et à sang que par des mouvements de protestations pacifiques qui tendraient à dénoncer l'érosion du pouvoir d'achat du citoyen. Une brèche qu'ils ont tentée d'exploiter au même titre que la campagne orchestrée par les islamistes, contre la ministre de l'Education nationale au sujet de certaines réformes qu'elle a portées à bout de bras et qui devaient projeter l'école algérienne vers l'universalisme. Une occasion qui a réveillé en eux de vieux «démons». A travers elle ce sont les institutions de la République qui ont été ciblées, malmenées. La mise à mort de Nouria Benghebrit réclamée par les leaders de partis islamistes aurait signifié la fin de la République. Celle dont ont rêvé Ben M'hidi et Abane Ramdane. Ce que l'ANP a décidé de préserver coûte que coûte.

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