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MALGRÉ DES RÉSISTANCES FAROUCHES AU SEIN DU FLN

Ould Abbès trace son chemin

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Le secrétaire général du flnLe secrétaire général du fln

Une multitude d'anciens ministres se repositionnent au FLN.

Plusieurs anciens ministres ont pris part à la rencontre tenue avant-hier par Ould Abbès au siège du parti. Cette réunion avec le président de la commission d'étude et de prospective présidée par l'actuel ministre de l' Agriculture, Abdesslam Chelgham a été élargie aux membres du bureau politique, les anciens ministres et chef de file des redresseurs, Abdelkrim Abada. Toutefois, certains membres du bureau politique proches de Saâdani manquaient à l'appel lors de cette rencontre. Il s'agit d'après certaines sources de Bouguetaïa, Saïd Bedaida, de Batna et de Badji Abou El Fadel, ex-chef de cabinet de Tayeb Belaïz. Mais Djamel Ould Abbès peut se réjouir d'avoir damé le pion à ses détracteurs du fait que de nombreux anciens ministres ont participé à cette rencontre, à l'image de Abderrachid Boukerzaza, ex-ministre de la Communication, Saïd Barakat, ex-ministre de la Santé, également de l'Agriculture et du Développement rural, El Hadi Khaldi, ex-ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnelle, Abdelaziz Ziari, ex-ministre de la Santé, Ghania Eddalia Rachid Harraoubia, ex-ministre de l' Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que d'autres. Ce dernier a déploré lors de sa conférence le fait que «des compétences universitaires ont été marginalisées au FLN, donnant ainsi une occasion aux médias de diffuser en boucle une pâle image reflétant le déclin du parti et le règne de la médiocrité sur les institutions souveraines de l' Etat telles les deux chambres du Parlement». Amar Tou a également animé une très longue conférence sur la situation économique et financière du pays. Ces derniers se repositionnent en réserve de la République dans l'éventuel remaniement du gouvernement. D'autre part, les actuels ministres ne seraient pas autorisés à se présenter aux élections législatives pour éviter l'éventuel recours à l'utilisation des biens et moyens de l'Etat en vue de mener leur campagne électorale, indique-t-on. Cela laissera en évidence la porte grande ouverte aux anciens ministres qui se positionnent d'ores et déjà pour piloter les listes du parti aux prochaines législatives. Selon certaines indiscrétions, les dernières décisions prises par Ould Abbès, notamment celle liée au limogeage des mouhafedhs d'Oran, celui de Jijel et d'autres, n'ont pas été du goût de Amar Saâdani ex-SG du FLN. Abdelkrim Abada a officiellement intégré la commission d'étude et de prospective. Ainsi, la remise de l'ordre et de la discipline au FLN, semble buter sur de nombreuses difficultés. Dans ces joutes qui seront dominées et contrôlées par la «chkara» et l'administration, selon de nombreux observateurs et politiques, la feuille de route de Ould Abbès est loin d'être aisée. Par ailleurs, le patron du parti majoritaire au Parlement multiplie des rencontres en prévision des législatives. Une réunion du bureau politique s'est tenue hier au siège du parti à Hydra. Enfin, il faut rappeler que l'opération de ré-affectation des missions au niveau du bureau politique du FLN n'a pas plu à certains de ses membres du bureau politique. Dans ce contexte, le chargé de communication du FLN version Amar Saâdani, Hocine Khaldoune, a démissionné de son poste du bureau politique. Ce dernier explique que «les raisons qui l'ont poussé à claquer la porte du parti sont liées aux décisions unilatérales du patron du parti». «Sa demande de démission n'est pas adressée à Ould Abbès, mais au comité central, seule instance habilitée à se prononcer sur son cas, et ce, conformément aux statuts du parti», selon lui. L'ex-membre du BP affirme que Ould Abbès n'a en réalité aucune feuille de route, en allant jusqu'à appeler les militants à se mobiliser pour exiger le départ de Ould Abbès. Selon lui, «il y a une volonté inacceptable de contourner et de marginaliser les membres du BP au profit d'autres groupes d'anciens ministres». Djamel Ould Abbès considère que sa décision est venue suite à une «évaluation» de tous les secteurs dont celui de la communication et de l'information. «Par conséquent, conformément aux statuts et au règlement intérieur, un conseiller en information et en communication, à savoir l'ancien ministre de la Poste et des TIC, Moussa Benhamadi, a été désigné», dit-il.

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