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MÉDECINE, MINES, AGRICULTURE, TOURISME...

Ce qui fait courir l'Arabie saoudite

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Signature de huit protocoles d'accordSignature de huit protocoles d'accord

8 mémorandums d'entente vont être signés cet après-midi. Ces projets devront «booster» la coopération économique entre l'Algérie et l'Arabie saoudite qui aspire à atteindre un volume de près de 15 milliards de dollars.

La lune de miel entre Alger et Riyadh continue! Après le «réchauffement» des relations politiques, place à l'économie. En effet, le 10e Conseil d'affaires algéro-saoudien qui se tient en marge de la 12e commission mixte algéro-saoudienne, a «accouché» d'une série de huit protocoles d'accord qui ne devraient faire que du bien à notre économie. Ils concernent la médecine, la pétrochimie, l'agriculture, l'agroalimentaire, le tourisme et le transport maritime. «Plusieurs opportunités s'offrent à la coopération bilatérale, nous avons perçu un nouveau modèle et un climat d'affaires encourageant que nous allons exploiter au profit de notre partenariat», a assuré le ministre saoudien du Commerce, Madjid Ben Abdallah Al Qasabi.
Ce dernier n'a pas omis de lancer un appel solennel aux hommes d'affaires qui l'accompagnaient pour concrétiser des projets structurants avec leur partenaire algérien. C'est d'ailleurs, dans ce cadre que les huit mémorandums d'entente vont être signés cet après-midi. Le premier accord porte sur la création en Algérie d'un joint-venture spécialisé dans la maintenance et le suivi technique des infrastructures hôtelières et touristiques entre la société Iris (industrie électronique et électroménager) et la société saoudienne Morgan. Quant au deuxième accord, il porte sur la création en Algérie d'un joint-venture spécialisé dans l'exportation des fruits et légumes entre la société Nafaâ boissons et la société saoudienne Agat. Dans le domaine de la santé, la signature de deux mémorandums d'entente est prévue entre le Centre de diagnostic médical et la société saoudienne El Kasbi. Le premier portera sur un partenariat en matière d'équipements médicaux et le deuxième sur la gestion des établissements hospitaliers via des solutions informatiques. Le secteur des mines n'est pas en reste, puisque Asmidal et le complexe minier Algérie «Manal» ont signé trois accords de partenariat avec le Holding saoudien Company Radiola (Arabie saoudite). Ces accords visent la création de trois sociétés spécialisées dans la transformation de phosphate pour produire des engrais phosphatés. Mais également dans le domaine de la conversion du gaz naturel pour produire des engrais. Il faut ajouter à cela le protocole d'accord dans le domaine de la fabrication du papier entre Tonic, (Groupe Divindus) et Le Pin Paper Company. Pour ce qui est de l'agroalimentaire entre un partenaire algérien et saoudien pour l'exportation de fruits et légumes à partir de l'Algérie. Ces projets paraissent ne pas revêtir une grande importance, mais ils devront «booster» la coopération économique entre l'Algérie et l'Arabie saoudite qui demeure très faible. Cela en dépit des atouts importants des deux pays dans différents domaines, notamment en agriculture, industrie, médecine et tourisme. Ces nouveaux accords devraient permettre d'augmenter ce volume, mais surtout encourager les hommes d'affaires des deux pays à ouvrir de nouveaux partenariats.
Surtout que plus d'une cinquantaine d'hommes d'affaires saoudiens ont pris part à cette réunion. Dans ce sens, le président du Conseil d'affaires saoudien Raed al Mazroue, a exprimé la disposition des investisseurs de son pays à pénétrer le marché algérien. Le même responsable a appelé les investisseurs algériens à investir en Arabie saoudite et à contribuer avec leur expérience dans la diversification de l'économie saoudienne. Néanmoins, il a réitéré sa demande relative à l'ouverture d'une liaison maritime directe entre l'Algérie et l'Arabie saoudite en vue de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays et baisser les coûts logistiques. L'Algérie et l'Arabie saoudite aspirent à augmenter le volume de ces échanges et des investissements à près de 15 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.
Chose impensable, il y a quelques mois, vu la tension qui caractérisait la relation algéro-saoudienne à cause du refus de notre pays de participer à la guerre au Yémen. Mais depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Saoudiens et Algériens sont devenus de très bons alliés. L'accord d'Alger sur le pétrole en est la meilleure preuve... .

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