Accueil |Nationale |

BENFLIS LORS D'UN RASSEMBLEMENT À JIJEL

"Le pays est dans une impasse totale"

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Pour Benflis, la situation économique du pays se détériore jour après jour sans vision, sans stratégie et sans le moindre plan de riposte à une crise économique qui s'est installée dans la durée.

Le président de Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, a déclaré hier à partir de Jijel où il a animé un rassemblement avec ses militants à l'occasion du 19 mars, Fête de la victoire, que «Les objectifs de novembre: la République Démocratique et Sociale dans le cadre des principes islamiques, (...)tardent à se réaliser». «Plus de cinquante ans après l'indépendance, le pays est dans une impasse politique totale avec pour enjeu la pérennité de l'Etat national.» Pour Benflis, la situation économique du pays se détériore jour après jour sans vision, sans stratégie et sans le moindre plan de riposte à une crise économique qui s'est installée dans la durée. Aujourd'hui, poursuit-il, «les tensions sociales d'une acuité et d'une ampleur sans précédent menacent le pays de toutes parts et n'augurent manifestement pas de lendemains apaisants». «Pareilles situations imposent (...) le devoir de lucidité, de sagesse et de courage.» Il s'agit «de la lucidité de reconnaître la gravité de la situation actuelle du fait de la concomitance d'une crise politique, d'une crise économique et d'une crise sociale et de constater que l'inertie et l'immobilisme ne peuvent absolument pas être une option salutaire pour notre pays». «La sagesse d'admettre que la situation actuelle n'est plus tenable et qu'avec chaque jour qui passe elle génère dans son sillage une dégradation accrue des crises politique, économique et sociale». «Le courage, enfin, de regarder la réalité en face est de constater que l'heure est à un nouveau projet national inclusif, mobilisateur et rassembleur. Ce nouveau projet national ne peut être qu'un projet de changement. Et le changement véritable, attendu et espéré est dans la modernisation politique, dans la rénovation économique et dans la réforme sociale», a-t-il estimé. «Algérie, qu'est-il advenu de ta victoire?», s'est-il interrogé.
«L'Etat national est, aujourd'hui affaibli, vulnérable et menacé par un système politique qui s'est mis lui-même et a mis avec lui l'Etat national dans une situation de crise profonde et sans précédent», a-t-il relevé. «Les Algériennes et les Algériens ne choisissent pas leurs gouvernants, ils s'imposent d'eux-mêmes et par eux-mêmes.» Une économie nationale dynamique, productive et prospère a-t-elle été édifiée?», s'est-il encore demandé. «Hélas non, il y a en Algérie une économie rentière, une économie qui a mis le pays dans une dépendance presque totale vis-à-vis de l'étranger pour la satisfaction de ses besoins, une économie conçue plus pour créer des clientèles et les entretenir que pour créer de la richesse», a-t-il noté.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha