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OULD ABBÈS À PARTIR DE SÉTIF

"Je suis victime d'un complot"

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«L'objectif des auteurs de ces manoeuvres est de se positionner en prévision de l'échéance présidentielle de 2019.»

Le secrétaire général du FLN,Ould Abbès, s'est drapé, hier à Sétif, dans une posture victimaire. Il a indiqué en marge de l'installation de la direction de campagne de la wilaya de Sétif qu'il «avait fait l'objet d' un complot ourdi contre lui par ceux qui ont échoué à placer leurs candidats sur les listes du parti aux législatives». Sans révéler l'identité des auteurs de ces manoeuvres, le patron du FLN indique que «leur objectif est lié à leur volonté de se positionner pour peser sur la succession au pouvoir en prévision de l'échéance présidentielle de 2019». «J'ai réussi à déjouer un complot. Je n'ai pas cédé aux pressions et je ne céderai pas. A ceux qui ont voulu nous imposer des noms je leur dis vous avez échoué», a-t-il entonné. Hautement ébranlé, Ould Abbès cherche à faire oublier les deux dossiers de corruption qui ont miné son parti à quelques semaines du scrutin des législatives, prévu le 4 mai prochain.
L'affaire de la députée, également membre du bureau politique du parti, Salima Athmani et celle de son fils aîné Wafi, qui ont défrayé la chronique électorale sont liées à la perception par ces derniers d'énormes sommes d'argent en contrepartie de placer les corrupteurs en meilleure position sur les listes électorales du parti. Djamel Ould Abbès, explique également que la réunification des rangs au FLN, une mission à laquelle il s'est attelé depuis son élection par le CC le 22 octobre 2016, n'a pas plu à tout le monde.
«Depuis mon arrivée à la tête du parti, j'ai retissé les liens de la fraternité, du militantisme entre la base et la direction du parti», se prévaut-il. «J'ai restauré les règles du dialogue direct qui doit se poursuivre pour l'intérêt du parti et du pays», poursuit-il.
Ould Abbès qui veut tourner la page et se projeter dans la prochaine campagne électorale, a appelé «à la mobilisation générale pour assurer une large victoire au FLN». Dans ce contexte, un site électronique a rapporté hier que le fils de Ould Abbès «se serait enfui à l'étranger». Abdelkrim Abada, chef de file des redresseurs du FLN, critique vertement la promesse non tenue par la nouvelle direction qui n'a cessé de se prévaloir de réunifier des rangs du parti. Pour ce dernier et d'autres, «les militants authentiques ont été exclus des listes de candidatures au profit de parvenus».
Dans sa récente lettre aux militants, le secrétaire général du FLN, Ould Abbès, a réduit la crise secouant sa formation en cette période préélectorale à la grogne des mécontents parmi les candidats à la députation non retenus.

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