Accueil |Nationale |

DéJOUER UN COMPLOT MADE IN OULD ABBèS

Par
Taille du texte : Decrease font Enlarge font

Il s'appelle Djamel Ould Abbès et il est médecin de formation. Son arme, c'est un peu le bistouri et le stéthoscope. Avec ces deux instruments, il peut tout entreprendre, diagnostiquer et soigner la maladie, mais bon, ça c'était avant car maintenant il est investi d'une mission hautement plus importante et plus délicate depuis qu'il est secrétaire général. Ce qui n'est pas une mince affaire, surtout que les redresseurs ne sont pas loin, eux qui n'attendent qu'un signal pour entrer en action.
Depuis plus d'une semaine, Ould Abbès est sous pression. Confectionner des listes pour les prochaines élections législatives n'est pas une mince affaire et il vient de l'apprendre à ses dépens. Pour un oui ou pour un nom, c'est la révolte dans les kasmas, des blessés et même un mort du côté de Tiaret. C'est trop, la pression augmente, mais le vaillant SG du FLN tient bon, en tant qu'ancien moudjahid il a connu pire et il s'en est plutôt bien tiré. La pression est maintenant à son comble, quand son vénérable fils est carrément accusé d'avoir monnayé des places dans les listes du vieux parti.
Pour Djamel Ould Abbès, pas difficile de deviner d'où vient cette balle assassine. Ce sont les mécontents; ceux qui n'ont pas trouvé leur nom dans la fameuse liste qui
ouvrent les portes du Parlement et de l'immunité parlementaire. L'ancien moudjahid, même vieux, reste vigilant comme quand il avait 20 ans dans les Aurès. C'est ainsi qu'il a réussi comme un grand à déjouer un complot qui visait pas plus et pas moins que l'Etat algérien. Désormais, on peut dormir tranquille, Ould Abbès veille au grain, rien ne peut nous atteindre. Le président du MPA, lui aussi veille au grain et garantit qu'un fort taux de participation à la prochaine échéance électorale constituera un rempart contre les ingérences extérieures. Il fallait trouver une telle pépite, Amara Benyounès qui nous a habitués à mieux, est-il hanté par un éventuel boycott des élections au point où il appelle à faire barrage à un mal qui toucherait l'Algérie? A sa manière aussi, il est en train de déjouer un complot contre l'Etat algérien. Louisa Hanoune continue à faire dans la pédagogie, elle donne à chaque sortie des cours politiques et livre des éclairages à ceux qui voient flou ou qui ne comprennent pas. Pour elle donc et c'est loin d'être faux, la crise qui secoue le pays est due à la prédation et non à la chute du prix du pétrole. Le débat est ouvert et une bonne piste est lancée par la SG du Parti des travailleurs. Pour l'instant, il n'est que président d'un parti qui porte un drôle de nom. Il est pensé en arabe et il est transcrit en français, c'est tout banalement «Talaie El Houriat». Il rêve de devenir président de la République et c'est légitime. Il a gravi tous les échelons, ministre plusieurs fois puis, Premier ministre, il ne manque que le «Koursi» présidentiel. Lui, il n'a pas déjoué de complot et ne semble pas être outragé par la prédation. Un peu comme si pour lui, c'est une pratique qui remonte à l'indépendance et sur la lancée, il affirme du haut de sa tribune que l'Algérie vit sa crise depuis 1962 et de conclure que le «pays est dans l'impasse». Un conseil de lecteur averti, si vous avez le moral et que vous achetez un journal et que vous trouvez un article consacré à un parti qui a un drôle de nom, renoncez au journal que vous tenez entre les mains et prenez un bon café.

Suivez ces commentaire via le flux RSS Réactions (0)

total :| Affiché :

Réagir à cet article

Entrez le code que vous voyez dans l'image s'il vous plait:

Captcha