LE PREMIER MINISTRE À PROPOS DE LA SIDÉRURGIE ET DU RAFFINAGE

"On en reparlera en 2020..."

L'après-pétrole a déjà commencé
L'après-pétrole a déjà commencé

Sellal s'est, en effet, fixé un délai arrêté pour l'année 2020, durant laquelle, dira-t-il, «nous serons un pays émergent dans la production de l'acier».

«Nous allons passer à la phase active quant à l'exploitation des minerais de fer de Ghar Djebilet (Tindouf, ndlr). C'est ce qu'a affirmé hier le Premier ministre Abdelmalek Sellal, en rendant visite à l'aciérie algéro-turque, Tosyali implantée dans la commune de Bethioua, est d'Oran en venant de la wilaya de Mostaganem.
Autrement dit, Abdelmalek Sellal incite les responsables de l'aciérie à prendre en compte la nécessité de l'exploitation de l'important gisement minier de la partie sud-ouest du pays, très précisément celui de la wilaya de Tindouf ou encore le minerai de Ghar Djebilet.
Pour le Premier ministre, l'industrie de l'aciérie et l'investissement dans un tel créneau constituent l'une des premières priorités. Il ne cache pas une telle ambition en étayant ses propos par une autre déclaration à travers laquelle il a étalé la politique gouvernementale faisant sienne la nécessité d'aller de l'avant tout en ambitionnant de placer l'Algérie en tête du peloton des pays producteurs de l'acier au niveau régional.

L'Algérie en tête du peloton des pays producteurs de l'acier
En ce sens, il dira que «notre ambition est d'être le plus grand producteur de l'acier au niveau de la Méditerranée». Sellal est plus que jamais convaincu d'une telle évidence vu les multiples investissements lancés ces dernières années, à commencer par l'usine de Bellara dans la wilaya de Jijel. Celle-ci, devant produire 2 millions de tonnes/ an de fer, doublera sa production en la fixant à 4 millions de tonnes/ année.
Tosyali acier vient en appoint à l'usine de la wilaya de M'sila en plus du complexe sidérurgique d'El Hadjar. Sellal s'est, à cet effet, fixé un délai arrêté pour l'année 2020, année durant laquelle, dira-t-il «nous serons un pays émergent dans la production de l'acier». Sur sa lancée, il a ajouté à l'adresse des responsables de l'aciérie d'Oran que «notre but est d'encourager la vente de notre fer ailleurs». Ceci dit, le Premier ministre invite les cadres de Tosyali à redoubler d'efforts dans le but de passer à l'exportation. «Tosyali» acier et fer n'est pas un simple projet.
Ce sont les explications apportées par les cadres du complexe à Abdelmalek Sellal. Dans le tas, ils affirment que «le complexe d'Oran est la plus grande usine de la Méditerranée». Et d'ajouter que «la première exportation d'acier algérien sera opérée en fin d'année, après la satisfaction de la demande locale».
Ledit complexe, fruit du partenariat algéro-turc, est, selon ses responsables, d'un apport aussi important que positif sur l'emploi.
Jusqu'à la fin d'année, a-t-on indiqué sur place, 3750 emplois directs et 10.000 emplois indirects.
A la faveur de la 4e étape de l'extension de l'usine, le nombre d'employés sera revu à la hausse pour atteindre le chiffre de 5000 personnes.
Un tel point de visite a été, certes principal dans le périple de Sellal dans la deuxième capitale du pays, Oran. Mais d'autres points tout aussi capitaux ont été inspectés comme le projet de l'unité de fabrication du tube en acier rentrant dans le cadre des chantiers industriels. Ledit investissement est lancé par le Groupe Etrhb de Haddad dans le pôle économique de Bethioua.
Outre le développement régional, le chantier porte sur la lutte contre le chômage et l'intégration des produits importés. Le complexe industriel, bâti sur une superficie de 135.000 m2, est constitué de deux unités pour la fabrication et le revêtement des tubes en spirale.
Les travaux, qui ont nécessité la mobilisation de 21 milliards de dinars, sont totalement achevés. Sellal s'est également rendu dans l'usine de fabrication de lubrifiant en partenariat avec la firme française Total. Dans cette halte, Sellal n'a pas trop tardé pour réitérer la politique énergétique du pays en affirmant que «à terme, nous allons transformer nos gaz en Algérie».
En clair, fini les casse-têtes du transport de la matière première vers les pays étrangers en vue des transformations.
Pour être total et juste avec la société Total, Sellal a, dans ses propos, été explicite en affirmant que «nous avons une vision stratégique avec Total». Total Lubrifiants Algérie est implanté dans la localité de Chehaïria, rattachée à la daïra de Bethioua.
Le projet est justifié par le marché national estimé à 150 kt/an.
La production du building permettra une substitution à hauteur de 50% des importations actuelles.
L'usine s'étend sur une surface de 4,1 ha, sera ouverte sur 50 postes.
Lancé le mois d'avril de l'année en cours, le projet, revenant à 4,4 milliards de dinars, sera réceptionné le mois d'août de l'année prochaine.
La grande raffinerie oranaise du sucre semoule a été au menu. Celle-ci aura pour principale activité, le traitement par le raffinage du sucre roux, en sus de la mélasse.
Le produit fini sera conditionné à partir de 1 kg jusqu'aux sacs de 50 kg et autres gros sacs appelés big bag, de contenance de une tonne chacun. Tout comme il sera conditionné en vrac dans des citernes. Cette usine est conçue pour traiter 2000 tonnes/ jour, soit une capacité annuelle de 700.000 tonnes, dont une bonne partie est destinée à l'exportation. Dans cette usine, Sellal a été explicite en rassurant l'investisseur l'invitant à «investir dans la betterave sucrière». «Nous vous aiderons dans les Hauts-Plateaux», s'est engagé Sellal en s'adressant à l'investisseur. Aussi, il a garanti que la commercialisation du sucre est prometteuse. Sellal dira en ce sens que «le marché africain est prometteur». Pourquoi donc de tels engagements?
Le Premier ministre est plus que convaincu que l'autosatisfaction est une bataille gagnée à la faveur de trois autres projets en vue. Ces trois investissements produiront 2 millions de tonnes de sucre.
Le Premier ministre a entamé sa visite en inspectant la ferme de production et de développement agricole située dans la daïra de Oued Tlélat.
Ce projet est inscrit dans le but d'assurer la sécurisation alimentaire, la réduction des importations et l'encouragement de la production nationale avec possibilité d'exportation.
La ferme, s'étendant sur une superficie de 1 441 hectares, comporte la plantation arboricole de 740 hectares, 120 hectares d'oliviers en hyperintensifs, 320 hectares en arboriculture etc. Le projet est arrêté à la facture de 4,1 milliards de dinars.
Sellal a insisté sur la nécessité de l'amélioration de la production, au même titre que les équipements.

La nouvelle ville baptisée au nom de Zabana
La ville, connaissant l'extension vers la partie est, est quelque peu amochée, d'où la réflexion portée sur la mise en place d'une nouvelle ville au nom de Zabana. Abdelmalek Sellal, en recevant des explications sur le projet, a mis en garde contre la réédition de l'expérience de la ville Ali Mendjeli de Constantine.