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L'ÉCONOMIE DU ROYAUME-UNI APRÈS LE «BREXIT»

Une belle opportunité pour l'Algérie

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Une baisse drastique de 84% des exportations algériennes vers ce pays a été constatée en 2016.

Après le Brexit, le Royaume-Uni va-t-il retrouver et consolider ses repères économiques d'antan? A en croire les multiples actions menées en direction de ses partenaires réguliers, fidélisés depuis des siècles, la réponse est «oui». En effet, après l'organisation en 2015 à Londres de la Foire mondiale des exportations des fruits et légumes, une activité économique à laquelle ont participé la plupart de ses partenaires économiques et commerciaux, voilà que les sujets de Sa Majesté se tournent aujourd'hui vers Alger, porte de l'Afrique, où a été organisée, hier au siège de l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur «Algex», une «Journée d'information» sur le thème «Le marché du Royaume-Uni (RU): perspectives après le Brexit et opportunités d'exportation. Pour ce qui est de la Foire de Londres de 2015, il est fort regrettable que nombre de candidats algériens désireux de participer à cet événement londonien de caractère international, n'ont pu le faire «faute de visa!» Cependant, le SG d'Algex a informé que les pouvoirs publics algériens ont engagé des discussions à propos de ce cas afin de le «dépasser» et le régler.
L'événement d'importance d'hier, a été organisé avec le concours du Conseil d'affaires algéro - britannique (Ukabc), Il vise à faciliter et maximaliser les flux commerciaux bilatéraux, mais aussi à créer une dynamique pour de nouvelles opportunités d'investissement après la sortie du royaume de l'Union européenne. C'est aussi l'avis affiché du secrétaire général d'Algex, Hocine Boubtina, qui a indiqué que l'Algérie dispose de beaucoup d'opportunités pour développer les relations entre les deux pays après la sortie effective du Royaume-Uni de l'UE. «Le secteur de l'agriculture pourra être porteur des exportations algériennes vers le Royaume-Uni, pour peu qu'il s'organise pour pouvoir pénétrer ce marché exigeant», a-t-il dit. L'Algérie, en effet, étudie les possibilités de mettre en place des accords avec le Royaume-Uni. Pour ce faire, les entreprises et hommes d'affaires algériens intéressés par le marché britannique, ont été appelés, à créer un réseau d'affaires structuré entre les deux pays. Selon les organisateurs, cet événement a pour objectif premier de «promouvoir le partenariat commercial et industriel entre le Royaume-Uni et l'Algérie et augmenter les flux de commerce et d'investissement».
L'Algérie occupe le 48ème rang dans le listing global des fournisseurs du RU avec une valeur de 1129 milliard de dollars qui fait d'elle le troisième fournisseur africain du RU avec une proportion de 6,7% seulement. Elle vient derrière le Nigeria (1,5 md/dollars-6,8%) alors que 57,9% des importations britanniques proviennent de l'Afrique du Sud avec une valeur de 9,8 mds/dollars. L'ensemble des importations britanniques en provenance du continent africain a atteint une valeur de 16,9 mds/dollars soit une proportion de 2,7%.
Il faut savoir que la tendance des exportations algériennes vers le RU au cours de la période 2013-2016, est en nette baisse. Leur valeur est passée de sept milliards de dollars en 2013 à 1,1 milliard de dollars en 2016, soit une diminution de 84%. Cette baisse est due essentiellement à la baisse des prix du pétrole est-il admis..

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